Les chiffres d'avril ont par ailleurs été fortement révisés à la hausse, passant de 115 000 à 179 000 créations de postes : cela représente 150.000 emplois de plus qu'anticipé sur 2 mois, malgré des licenciements massifs dans le secteur de l'IA, un paradoxe complet.
Le taux de chômage est resté stable à 4,3%, conformément aux attentes, le salaire horaire a progressé de +0,3%, le pourcentage de population active semble figé à 61,8%.

Ces statistiques confirment la résilience du marché du travail américain : non seulement la probabilité d'une baisse prochaine des taux directeurs de la Fed le 17 juin prochain tombe quasiment à zéro mais celle d'une hausse lors de la réunion de politique monétaire de septembre grimpe à 80%.

Les T-Bonds accusent le coup (pas autant que le Nasdaq qui décroche de -3%, avec un VIX qui s'envole de +17,5% à 18,10) et le "10 ans" voit son rendement grimper de +6,5Pts vers 4,552%, le "30 ans" refranchit la barre des 5% (+2,5Pts à 5,013%) et le "2 ans" bondit de +12Pts vers 4,1680%, soit +15Pts en "hebdo".

Les émissions libellées en Euro font preuve de résilience avec seulement +1Pt vers 3,048% sur le Bund mais nos OAT n'affichent que +0,6Pt vers 3,6970% (+14,5Pts hebdo) et les BTP italiens parviennent à se détendre symétriquement de -0,6Pt vers 3,805% (la dégradation atteint tout de même +13Pts cette semaine).

Les "Gilts" tiennent également le choc avec une légère embellie de -0,5Pts vers 4,901%.

Rien à signaler du côté du Japon avec un "10 ans" qui corrige à l'horizontale (2,66%) après une brusque tension survenue la veille.