Dans un communiqué, Telecom Italia a précisé avoir également sollicité les cabinets d'avocats Bonelli Erede et Gatti Pavesi Bianchi Ludovici pour analyser la proposition de Poste Italiane.
Deux sources avaient indiqué à Reuters plus tôt dans la journée que le groupe avait choisi Goldman Sachs et Evercore pour le conseiller sur cette offre de 10,8 milliards d'euros https://www.reuters.com/business/italys-poste-moves-expand-activities-with-telecom-italia-bid-2026-03-23/ formulée le mois dernier. Ce projet vise à retirer TIM de la cote pour créer un champion national du numérique, renforçant ainsi le contrôle de l'Etat sur des actifs traitant des données critiques pour les ménages et les entreprises.
L'opération permettrait à Poste de prendre le contrôle du réseau de centres de données de TIM ainsi que de sa filiale de cybersécurité Telsy, étendant ainsi son rôle dans les services numériques aux particuliers, aux grandes entreprises et aux organismes publics.
Le conseil d'administration de TIM s'est réuni lundi pour nommer les conseillers chargés d'évaluer si l'offre de Poste reflète de manière adéquate la valeur de la société, selon les mêmes sources.
Poste Italiane, qui propose des services de logistique, de finance, de paiement, de haut débit et d'assurance, anticipe 700 millions d'euros de synergies annuelles au niveau du résultat d'exploitation grâce à ce rapprochement.
Le groupe est actuellement le premier actionnaire de TIM avec 27% du capital ordinaire. Cette participation devrait toutefois retomber à environ 20% après la conversion en actions ordinaires de certaines actions spéciales prévue en mai.
Le conglomérat financier a constitué cette participation l'année dernière, en rachetant l'essentiel de ses titres au groupe français Vivendi.


















