BERLIN (dpa-AFX) - La ministre fédérale de l'Economie, Katherina Reiche, a signalé sa volonté de compromis concernant ses projets contestés de réforme de la transition énergétique. La responsable politique de la CDU a déclaré, en référence au 'paquet réseaux' prévu, qu'elle était ouverte aux propositions. Elle a toutefois souligné que le développement des énergies renouvelables nécessitait un pilotage spatial et le signal qu'une expansion ne peut se faire sans risque. Mme Reiche a plaidé pour un consensus énergétique. La protection du climat, la sécurité d'approvisionnement et le coût abordable 'sont interdépendants', a déclaré la ministre lors du congrès de la fédération allemande des industries de l'eau et de l'énergie (BDEW) à Berlin.

Mme Reiche a averti que le cabinet devait lancer la réforme de la loi sur les énergies renouvelables (EEG) et le paquet réseaux d'ici la pause estivale. L'autorisation actuelle de l'EEG par la Commission européenne au titre du droit des aides d'Etat court jusqu'à la fin de l'année 2026. Si aucune nouvelle réglementation n'est entrée en vigueur d'ici là, les nouvelles installations bénéficiant d'un soutien légal pourraient certes être mises en service, mais ne pourraient pas encore percevoir de subventions, selon la BDEW. Mme Reiche a affirmé vouloir éviter tout risque d'interruption.

Projets relatifs au paquet réseaux

La ministre a réaffirmé la nécessité de mieux adapter le développement des parcs éoliens et solaires à l'extension des réseaux, qui accuse un retard. L'objectif est d'un éviter les 'réductions de puissance' coûteuses des installations. Le point le plus controversé est la 'réserve de redispatching' souhaitée par Mme Reiche : jusqu'ici, lorsqu'une surcharge des réseaux électriques menace, la puissance des installations éoliennes et solaires doit être réduite ou totalement coupée. Ces interventions, appelées redispatching, sont très onéreuses car les exploitants ont droit à des indemnités.

Mme Reiche prévoit désormais que les nouvelles éoliennes ou installations solaires dans les zones de réseau saturées ne puissent être construites que si elles renoncent aux indemnités en cas de coupure pendant dix ans. Cette mesure suscite une large opposition.

Mme Reiche s'est dite ouverte à d'autres propositions. Elle a évoqué un mécanisme par lequel les exploitants d'installations obtiendraient un accès au réseau, tout en acceptant des coupures sans indemnisation jusqu'à un plafond défini. La mise à l'arrêt d'installations avec indemnisation ne doit pas être programmée d'office./hoe/DP/men