UBS Global Wealth Management a reporté ses prévisions de baisses de taux de la Réserve fédérale (Fed) à mars et juin 2027, n'attendant désormais plus aucun assouplissement monétaire cette année. Le gestionnaire de fortune anticipe en effet un ton plus restrictif (« hawkish ») lors de la réunion de politique monétaire de cette semaine.
La filiale de gestion de fortune prévoit désormais deux réductions de 25 points de base (pb) chacune en mars et juin de l'année prochaine, contre des prévisions initiales qui tablaient sur des baisses en décembre 2026 et mars 2027.
La décision de politique monétaire de la Fed est attendue ce mercredi — la première sous la présidence de Kevin Warsh — et le consensus de marché table largement sur un maintien des taux à leur niveau actuel.
« Malgré les positions plus accommodantes (« dovish ») exprimées par le passé par le nouveau président de la Fed, nous prévoyons un ton plus ferme lors de cette réunion, tant dans le communiqué de la banque centrale que dans le graphique des prévisions de taux (dot plot) », ont indiqué les analystes d'UBS Global Wealth Management dans une note datée du 15 juin.
Cette réunion de la Fed intervient également après l'annonce, lundi, par le président américain Donald Trump, d'un accord préliminaire entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à leur conflit, ce qui a apporté un certain soulagement sur les marchés financiers mondiaux.
« Les principales banques centrales éviteront d'opérer un pivot précipité vers un discours plus accommodant en réaction à l'accord américano-iranien », a souligné UBS, alors que plusieurs réunions de banques centrales sont programmées cette semaine, dont celle de la Banque d'Angleterre (BoE).
« Au contraire, elles [les banques centrales] devraient rester prudentes face à l'évolution de la situation et attendre que les données économiques des prochains mois révèlent si le choc énergétique déclenche des effets d'inflation de second tour. »
La plupart des grandes sociétés de courtage mondiales n'attendent aucun assouplissement de la Fed cette année, Citigroup et Wells Fargo faisant figure d'exceptions.
Selon l'outil FedWatch du Chicago Mercantile Exchange (CME), les opérateurs de marché évaluent actuellement à environ 42 % la probabilité d'un relèvement des taux de 25 points de base par la Fed en décembre prochain.



















