Si elle est approuvée par les autorités de régulation, cette acquisition se classerait parmi les plus importantes transactions du secteur des télécoms en Europe ces dernières années.
Le démantèlement de SFR ramènerait le nombre d'opérateurs de réseaux mobiles en France de quatre à trois, constituant un test décisif quant à la volonté des autorités antitrust d'autoriser la consolidation d'un marché européen des télécoms déjà saturé.
Selon les termes de l'accord, Bouygues acquerrait la part la plus importante des actifs de SFR, représentant environ 52% du chiffre d'affaires détouré, tandis que Free-Iliad en reprendrait quelque 27% et Orange 21%. Certains actifs, notamment des segments des réseaux fixes et mobiles ainsi que des systèmes informatiques, seraient détenus conjointement durant une période de transition.
Le consortium emmené par Bouygues avait indiqué vendredi que, compte tenu de l'avancement des négociations, les parties s'taient accordées un délai supplémentaire de 48 heures pour finaliser les accords.
Le mois dernier, Altice France avait prolongé la période d'exclusivité des discussions avec le consortium jusqu'au 5 juin, contre une échéance initiale au 16 mai, après que les trois opérateurs eurent relevé leur offre en avril, initialement fixée à environ 17 milliards d'euros.
La directrice générale d'Orange, Christel Heydemann, a déclaré en avril que l'entreprise avait entamé des discussions réglementaires en amont de l'opération, évoquant des remèdes comportementaux comme une voie possible vers un agrément.
'Cet accord est destiné à renforcer la position de leader d'Orange en France et en Europe, et soutiendra les ambitions de notre plan 'Trust the future'', a déclaré samedi Mme Heydemann.
La répartition du prix entre les acquéreurs demeure d'environ 42% pour Bouygues Telecom, 31% pour Free-Iliad et 27% pour Orange. Des indemnités de rupture (break-up fees) comprises entre 100 millions et 2 milliards d'euros ont également été convenues.
'Avec cette transaction, le groupe Bouygues confirme son engagement à inscrire ses métiers de base dans une trajectoire de croissance durable et à contribuer à la souveraineté numérique de la France', a déclaré Edward Bouygues, président de Bouygues Telecom.
Le consortium a précisé qu'il garantirait l'emploi de l'ensemble du personnel des actifs acquis jusqu'au début de l'année 2029, soit en les maintenant dans leurs fonctions actuelles, soit en leur proposant d'autres opportunités professionnelles.
La finalisation de l'opération est attendue pour le second semestre 2027, après l'obtention du feu vert des autorités.
(1 dollar = 0,8681 euro)


















