(Alliance News) - Après le succès initial de l'offre publique d'échange lancée sur Commerzbank, UniCredit se tourne déjà vers son prochain objectif.

Comme le rapporte lundi le Corriere della Sera dans son supplément L'Economia, les souscriptions communiquées la semaine dernière, s'élevant à 7,6% du capital, ont permis à la banque dirigée par Andrea Orcel de franchir le seuil minimal de 30% fixé pour la réussite de l'opération.

Cette part s'ajoute en effet à la participation directe de 26,8% et aux instruments à règlement physique représentant 3,2%, portant le contrôle d'UniCredit à respectivement 34,4% et 37,6% du capital de la banque allemande. En incluant les instruments dérivés pour 13,2% supplémentaires, l'institut italien peut déjà compter sur une exposition supérieure à 50% de Commerzbank.

L'offre étant ouverte jusqu'au 16 juin, avec une prolongation possible jusqu'au début du mois de juillet, Andrea Orcel ambitionne désormais d'atteindre une part proche des deux tiers du capital, soit 66%, un niveau qui faciliterait les futurs processus de gouvernance et d'intégration entre les deux groupes.

Les prochaines souscriptions seront particulièrement surveillées par le marché. Jusqu'ici, le soutien le plus marqué est venu des investisseurs institutionnels, notamment Vanguard, BlackRock, Fidelity, Northern Trust et le fonds souverain norvégien Norges, tandis que les actionnaires individuels ont fait preuve de plus de prudence face au projet d'intégration de Commerzbank avec HVB, la filiale allemande d'UniCredit.

Parmi les éléments évalués par les investisseurs figure l'efficacité opérationnelle. Commerzbank a réduit son coefficient d'exploitation de 60% à 53% et vise les 43% d'ici 2030. UniCredit affiche déjà aujourd'hui un ratio de 33%.

Si de nouvelles souscriptions significatives devaient émerger dans les prochaines semaines, UniCredit pourrait envisager un relèvement de son offre.

La réglementation allemande prévoit en effet qu'une révision des conditions entraîne automatiquement une extension de deux semaines de la période d'offre, augmentant ainsi les chances de collecter de nouvelles parts et de consolider davantage le contrôle sur la banque de Francfort.

Par Antonio Di Giorgio, reporter Alliance News

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