Les analystes de Zonebourse ont toujours vu la séparation d'avec Novartis et la cotation indépendante du groupe d'un bon oeil. Voir à cet égard Sandoz prêt à libérer son plein potentiel en solitaire, publié en juin 2024 dans ces mêmes colonnes.

Le titre avait d'ailleurs rejoint le portefeuille Europe, qu'il a ensuite quitté en août 2025 à la faveur de divers arbitrages. Ceci ne représentait en rien un désaveu. Il y a un an presque jour pour jour, nous soulignions en effet dans Sandoz maintient intactes toutes ses ambitions que le groupe restait valorisé dans le domaine du raisonnable.

Sandoz, qui avait alors franchi le seuil très symbolique de 10 milliards de dollars de chiffre d'affaires, étoffé son pipeline, et assuré son expansion de marges avec la fermeture de trois centres de production, entendait toujours atteindre 2 milliards de dollars de profit cash - ou cash-flow libre - en 2028.

La bonne nouvelle à la lumière des résultats annuels de l'exercice 2025 est qu'il se rapproche encore davantage de cet objectif, avec une série de lancements réussis et une hausse des volumes qui compense amplement l'érosion des prix, tandis que les efforts d'économies permettent une nouvelle expansion de marges.

À cet effet, la distribution de dividendes augmente de 100 millions de dollars par rapport à l'an passé. Comme prévu, l'intensité capitalistique de l'activité devrait atteindre un pic en 2026, tandis que les charges exceptionnelles liées à la séparation devraient progressivement s'évaporer.

Le marché accorde pour l'instant une pleine confiance dans les plans stratégiques du management, puisqu'il valorise Sandoz à vingt-quatre fois son cash-flow libre ajusté - qui exclut les charges exceptionnelles liées à la séparation, toujours importantes en 2025 - et à dix-huit fois l'objectif de cash-flow libre attendu en 2026.

Associées à une capitalisation boursière beaucoup plus robuste que celle de ses grands concurrents, ces perspectives valent à Sandoz un multiple de premier de la classe parmi son secteur, dont la profitabilité structurellement sous pression suscite depuis longtemps la défiance des investisseurs.