Washington (awp/afp) - La Bourse de New York évoluait en baisse mardi, alors que l'ultimatum de Donald Trump à Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz arrive à son terme à 20H00 heure de Washington, et que le pétrole poursuit sa flambée.
Vers 16H05, le Dow Jones perdait 0,73%, l'indice Nasdaq reculait de 1,33% et l'indice élargi S&P 500 lâchait 0,90%.
"La rhétorique belliqueuse de Trump atteint son paroxysme", résume auprès de l'AFP David Waddell, de Waddell & Associates.
Alors que son ultimatum arrive à expiration, le président américain a lancé mardi un nouvel avertissement envers l'Iran, menaçant le pays d'un anéantissement total.
Sans accord à 20H00 heure de Washington (00H00 GMT mercredi), Donald Trump a indiqué que les Etats-Unis pourraient détruire de nombreuses infrastructures civiles en Iran, notamment des ponts et des centrales électriques.
En parallèle, les prix du pétrole continuent de grimper, après des informations faisant état de frappes contre des infrastructures clés, notamment contre l'île de Kharg dans le Golfe, point névralgique de l'industrie pétrolifère iranienne.
Mais à Wall Street, la baisse des cours reste pour le moment mesurée, remarque David Waddell.
Les investisseurs "essayent de garder leur calme, car ils ont appris à ne pas accorder trop d'importance aux menaces de Trump", ajoute l'expert. "Beaucoup considèrent qu'il s'agit probablement davantage de négociation que de réelles intentions."
Wall Street "manque de conviction" face au flou géopolitique, résume de son côté Patrick O'Hare, de Briefing.com.
Et dans ce contexte, le marché obligataire "est tiraillé entre les craintes liées à la croissance et celles liées à l'inflation", poursuit l'analyste.
Le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait, à 4,36% contre 4,33% la veille en clôture.
Les opérateurs attendent une nouvelle volée de données sur l'inflation américaine cette semaine, dont l'indice des prix à la consommation (CPI) pour mars, vendredi.
"Avant le conflit, nous avions déjà des inquiétudes concernant l'inflation. Il faut désormais y ajouter la hausse des prix de l'énergie", remarque M. Waddell.
Côté entreprises, "l'actualité est à nouveau peu abondante, les développements géopolitiques occupant le devant de la scène", note Patrick O'Hare.
Le spécialiste des semi-conducteurs Broadcom (+3,67% à 325,98 dollars) était porté par l'extension de sa collaboration avec Alphabet (maison mère de Google) pour lui fournir des puces électroniques.
Broadcom a également signé un accord avec Anthropic, créatrice du modèle d'IA générative Claude, pour déployer plusieurs gigawatts de capacité de calcul, à partir de 2027.
Le laboratoire pharmaceutique danois Novo Nordisk reculait de 1,12% à 36,26 dollars, ne profitant pas du lancement d'une nouvelle version de son traitement phare contre l'obésité, Wegovy, à dose plus élevée.
Dans un contexte d'aversion au risque, les valeurs liées au secteur des cryptomonnaies étaient une nouvelle fois malmenées, à l'instar du bitcoin.
La plateforme d'échange Robinhood chutait de 4,18% à 66,86 dollars et le "mineur" (créateur de monnaie numérique) Riot Platforms perdait 1,59% à 13,30 dollars.
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