Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré dans une publication sur X que le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d'Ormuz était "complètement ouvert" suite à un accord de cessez-le-feu au Liban.
Cette annonce fait suite à celle du président américain Donald Trump, indiquant que des pourparlers pourraient avoir lieu ce week-end entre Téhéran et Washington et qu'un accord de paix pourrait être prochainement conclu pour mettre fin à la guerre en Iran. Ce conflit a fait des milliers de morts depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes conjointes contre l'Iran le 28 février.
Bien que les déclarations des deux parties laissent planer une incertitude sur la rapidité de la reprise du trafic maritime, les cours du pétrole brut américain ont dévissé de plus de 11%, apaisant les craintes inflationnistes. Le détroit d'Ormuz est une voie navigable vitale pour le transport énergétique mondial.
"L'inquiétude de voir le pétrole plonger le monde dans un ralentissement s'estompe à mesure que l'on progresse vers un éventuel accord final", a déclaré Bob Doll, PDG de Crossmark. Il a noté que bien qu'aucun accord ne soit encore signé entre les États-Unis et l'Iran, "la situation semble prendre une direction suffisante pour que le marché reparte à la hausse".
Le Nasdaq Composite a progressé de 365,78 points, soit 1,52%, à 24 468,48 points, signant sa 13e séance consécutive de hausse, sa plus longue série de gains depuis 1992.
Le Dow Jones Industrial Average a grimpé de 868,71 points, soit 1,79%, à 49 447,43 points, tandis que le S&P 500 a gagné 84,78 points, soit 1,20%, à 7 126,06 points.
Sur l'ensemble de la semaine, selon des chiffres non officiels, le S&P 500 a progressé de 4,53%, le Nasdaq de 6,84% et le Dow Jones de 3,2%.
LE SECTEUR DE L'ÉNERGIE RECULE DANS LE SILLAGE DU BRUT
L'indice Russell 2000 des petites capitalisations a surperformé les grandes valeurs avec une hausse de 2,1% en clôture, inscrivant lui aussi un record historique après avoir atteint en séance son premier sommet depuis le début de la guerre.
"La baisse des prix de l'énergie a un impact plus important sur les petites capitalisations car leurs marges sont plus serrées", a expliqué Nick Johnson, PDG et directeur des investissements chez Willis Johnson & Associates, ajoutant qu'il "commence à devenir clair que les États-Unis et l'Iran veulent tourner la page".
Parmi les 11 grands secteurs du S&P 500, l'énergie a été le principal perdant, terminant en baisse de 2,9%. Exxon Mobil (-3,6%) et Chevron (-2,2%) ont constitué les deuxième et troisième plus lourds freins à l'indice de référence sur la journée.
La plus forte hausse a été enregistrée par la consommation discrétionnaire, qui a fini en progression de près de 2%, portée par les croisiéristes. Royal Caribbean a bondi de 7,3% tandis que Carnival a pris 7%. L'industrie a été le deuxième secteur le plus performant (+1,8%), avec une hausse de 7% pour United Airlines.
LA PRUDENCE RESTE DE MISE SUR LE PASSAGE DU DÉTROIT
Toutefois, certains analystes ont averti que des défis logistiques subsistent pour les transporteurs.
"Les armateurs font toujours face à des primes d'assurance risque de guerre astronomiques, à des risques potentiels de mines et à l'incertitude quant à l'application des mesures", a souligné Erik Bethel, associé gérant de la société d'investissement maritime Mare Liberum.
Le principal frein au S&P est venu de Netflix, qui a chuté de 9,7% après avoir prévu des bénéfices pour le trimestre en cours inférieurs aux attentes. La société a également annoncé le départ de son cofondateur et président de longue date, Reed Hastings, mettant fin à un mandat de 29 ans.
L'action Alcoa a terminé en baisse de 6,8% après que le producteur d'aluminium a publié un bénéfice et un chiffre d'affaires au premier trimestre en dessous des estimations des analystes, citant des coûts élevés et un ralentissement de la demande.
Le nombre de valeurs en hausse a dépassé celui des valeurs en baisse selon un ratio de 4,03 contre 1 sur le New York Stock Exchange, où 623 nouveaux plus hauts et 46 nouveaux plus bas ont été enregistrés. Sur le Nasdaq, 3 685 actions ont progressé contre 1 183 en baisse. Le S&P 500 a inscrit 49 nouveaux plus hauts sur 52 semaines sans aucun nouveau plus bas.
Le volume a été relativement soutenu sur les places américaines, avec 20,29 milliards d'actions échangées, contre une moyenne mobile de 19,12 milliards sur les 20 dernières séances.



















