15 juin (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse et les Bourses européennes restent dans le vert lundi à mi-séance, l'annonce d'un accord conclu entre Washington et Téhéran visant à mettre fin à leur conflit et dont la signature est prévue en fin de semaine venant ravir les marchés.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,87% pour le Dow Jones, de 1,27% pour le Standard & Poor's-500 et de 2,08% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 gagne 1,13% à 8.445,19 points vers 11h05 GMT. À Francfort, le Dax prend 1,24% et à Londres, le FTSE 100 grappille 0,09%.
L'indice EuroStoxx 50 avance de 1,14%, le FTSEurofirst 300 de 0,67% et le Stoxx 600 de 0,69%.
La semaine s'ouvre sur un horizon radieux pour les marchés, les États-Unis et l'Iran étant convenus d'un protocole d'accord, prévoyant notamment la réouverture du détroit d'Ormuz.
Le protocole d'accord, dont les termes précis ne sont pas pour l'heure connus, devrait être officiellement signé vendredi en Suisse.
Un tel accord viendrait soulager les craintes inflationnistes engendrées par le conflit initié fin février, les opérateurs saluant ces annonces et tirant les marchés vers le haut en perspective de la concrétisation de ces déclarations.
Hormis la géopolitique, la semaine sera marquée par le bal des banques centrales, avec les décisions de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ), de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque d'Angleterre (BoE) parmi d'autres, tandis que les avancées géopolitiques concernant le Moyen-Orient et influençant les craintes inflationnistes seront surveillées de près.
Outre-Atlantique, les investisseurs devraient prolonger l'avènement de SpaceX, l'entreprise de satellites du milliardaire Elon Musk ayant réalisé vendredi une introduction en Bourse (IPO) record de 75 milliards de dollars, tandis que l'action gagne près de 6% lundi dans les premiers échanges.
PÉTROLE
La réouverture du détroit d'Ormuz attendue dans les prochains jours entraîne une chute des cours du pétrole, se rapprochant des 80 dollars le baril.
Le Brent perd 5,1% à 82,88 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) lâche 5,42% à 80,28 dollars.
"Il faudra du temps avant que le trafic pétrolier ne retrouve son niveau d'avant la crise, soit 20 millions de barils par jour transitant par ce goulet d'étranglement. Les estimations concernant la reprise complète du trafic varient de quelques semaines à plusieurs mois", prévient toutefois Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Comme en Europe, les actions des compagnies aériennes, sensibles aux fluctuations des prix du pétrole, devraient profiter de la baisse des cours du brut à la suite de l'accord annoncé entre les États-Unis et l'Iran visant à rouvrir le détroit d'Ormuz.
Les actions du secteur énergétique devraient en revanche être pénalisées.
VALEURS EN EUROPE
À Paris, Renault se hisse à la tête à la CAC 40, grimpant de 5,2% après l'annonce d'un partenariat avec Thales (+0,04) pour développer un véhicule militaire.
Avec la perspective d'une reprise de l'approvisionnement mondial en brut depuis le détroit d'Ormuz, le tiroir du pétrole et du gaz chute d'environ 3%, TotalEnergies se positionnent en lanterne rouge du CAC 40 avec -4,5%.
TAUX Dans le sillage de la retombée des craintes inflationnistes, les rendements obligataires reculent.
Le rendement des Treasuries à dix ans perd 3,8 points de base à 4,4473%. Le deux ans abandonne 4,0 points de base à 4,0453%.
Le rendement du Bund allemand à dix ans cède 4,3 points de base à 2,9554%. Le deux ans lâche 5,3 points de base à 2,5647%.
CHANGES
Face aux perspectives géopolitiques encourageantes, les opérateurs lâchent du lest sur les valeurs refuge comme le billet vert.
Nick Rees, responsable de la recherche macroéconomique chez Monex Europe, a déclaré que malgré l'accord préliminaire conclu entre les États-Unis et l'Iran, les marchés resteraient probablement prudents avant d'intégrer davantage d'optimisme dans leurs cours.
"Il y a de quoi être déçu", a-t-il déclaré. "Surtout, nous n'avons rien entendu concernant le volet nucléaire. Si des avancées sont annoncées dans les prochains jours, je pense que nous pourrons alors nous montrer un peu plus optimistes."
Le dollar perd 0,21% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro gagne 0,32% à 1,1605 dollar.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU LUNDI 15 JUIN :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Empire State juin 14,0 19,60
USA 13h15 Production industrielle mai
- sur un mois 0,3% 0,7%
- sur un an 1,35%
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque, édité par Augustin Turpin)
par Coralie Lamarque



















