Les règlements ont été détaillés vendredi dans des documents déposés au tribunal fédéral d'Oakland, en Californie. Ils mettent fin aux poursuites engagées par un district scolaire du Kentucky, qui doit toutefois toujours affronter Meta Platforms, la société mère de Facebook et Instagram, lors d'un procès prévu le 15 juin.
Les modalités financières des accords avec le district scolaire du comté de Breathitt, situé dans une zone rurale de l'est du Kentucky, n'ont pas été divulguées.
'Cette affaire a été résolue à l'amiable et notre priorité reste de concevoir des produits adaptés à l'âge des utilisateurs ainsi que des outils de contrôle parental qui tiennent cette promesse', a déclaré un porte-parole de YouTube dans un communiqué.
Snap, la société mère de Snapchat, a indiqué avoir réglé le litige à l'amiable. TikTok n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.
Plus de 3 300 actions en justice portant sur des allégations d'addiction sont en instance devant les tribunaux de l'Etat de Californie contre les géants des réseaux sociaux. Par ailleurs, 2 400 autres dossiers portés par des particuliers, des municipalités, des Etats et des districts scolaires ont été centralisés devant la justice fédérale californienne.
Lors d'un procès historique, un jury de Los Angeles a reconnu, le 25 mars dernier, Meta et Google (Alphabet) coupables de négligence pour avoir conçu des plateformes préjudiciables aux jeunes. Le jury a alloué un montant total de 6 millions de dollars à une femme de 20 ans affirmant avoir développé une addiction aux réseaux sociaux durant son enfance.
Les entreprises nient ces accusations et affirment prendre des mesures d'envergure pour assurer la sécurité des adolescents et des jeunes utilisateurs sur leurs plateformes.
Breathitt fait partie des quelque 1 200 districts scolaires poursuivant les réseaux sociaux, les accusant d'avoir provoqué une crise de santé mentale chez les élèves et d'avoir laissé aux écoles la charge d'en gérer les conséquences.
Le district scolaire réclamait plus de 60 millions de dollars pour couvrir les frais liés à la lutte contre l'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des élèves et pour financer un programme de soins sur 15 ans afin d'endiguer le problème.
Il sollicite également une injonction judiciaire obligeant les sociétés à modifier leurs plateformes pour en réduire les caractéristiques addictives.
Cette affaire fait figure de 'bellwether', ou dossier test, pour plus d'un millier de poursuites similaires engagées par d'autres districts scolaires.
Les juges et les avocats s'appuient souvent sur les verdicts de ces dossiers tests pour évaluer la valeur potentielle des demandes restantes et orienter les négociations transactionnelles. En règle générale, plusieurs dossiers de ce type sont jugés avant qu'une résolution globale ne soit trouvée.



















