Analyses Indices
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Sur ses plus hauts depuis avril

A la faveur du léger ralentissement de l'inflation aux Etats-Unis (indice CPI en hausse de 7.7% contre 9.1% en juillet), la bourse de Paris vient d'aligner une septième séance consécutive de hausse, les opérateurs nourrissant l'espoir d'un ralentissement du rythme de remontée des taux américains.Le consensus table désormais sur une hausse de 50 points de base en décembre (à plus de 78%) mais les récents commentaires des banquiers centraux plaident en faveur d'une poursuite des resserrements monétaires dans les mois à venir, jugeant que le récent reflux des tensions inflationnistes restait peu significatif et qu'il restait du chemin à parcourir. Dans un contexte de craintes de récession, les prochaines données macroéconomiques devraient être déterminantes d'ici le 14 décembre, d'autant que les places financières ont d'ores et déjà effectué un parcours exceptionnel depuis fin septembre. Il convient donc de rester prudent sur les niveaux actuels, la volatilité pourrait resurgir à tout moment. D'un point de vue graphique, le CAC40 conserve une dynamique clairement positive en données journalières au-dessus des 6243 points, zone de convergence avec la moyenne mobile à 100 jours. Au-dessus de ce niveau, le premier objectif haussier reste fixé vers 6715 points voire 6792 points par extension. A court terme, seul un retour sous les 6400 points constituerait une première indication baissière militant pour des dégagements plus marqués en direction des 6243 points. 
ZB Le 21 novembre 2022 à 08:38
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La Fed fera t-elle un cadeau avant Noël?

Les places financières ont accéléré leur mouvement de rattrapage ces dernières semaines, à la faveur d’un léger apaisement des tensions inflationnistes aux Etats-Unis, qui laisse espérer que la Réserve Fédérale ralentira prochainement le rythme de remontée des taux.Bon nombre d’indices se sont ainsi hissés sur des niveaux inédits depuis avril dernier, dans un contexte de détente du marché obligataire et d’un très net retour de l’appétit pour le risque. Depuis le point bas de fin septembre, les performances s’avèrent exceptionnelles. Le CAC40 a ainsi récupéré plus de 17.5%, le DAX plus de 20.5% et le Stoxx Europe 600 14.5%. Aux Etats-Unis, le Nasdaq100 reprend 12% sur un mois, le S&P500 14.5% et le Dow Jones 18.3%. Cette forte remontée a également été favorisée par le rebond des places asiatiques, avec l’allègement des restrictions de la politique zéro Covid en Chine et l’annonce de mesures de relance.  A ce titre, c’est l’indice de Hong Kong qui signe la meilleure performance, avec près de 25% de hausse sur les 15 derniers jours (il reste néanmoins en repli de plus de 21% depuis le début de l’année). Au niveau de la macroéconomie, l’attention reste toujours focalisée sur l’inflation et sur les craintes de ralentissement économique, tandis que l'hypothèse d'une récession mondiale semble d’actualité pour 2023, ce qui pourrait favoriser les actifs à caractère défensif. Outre-Atlantique, l’indice des prix à la consommation a rassuré mi-novembre, ressortant à +7.7% en octobre, soit le quatrième mois consécutif de modération de l'inflation, ce qui rapproche mécaniquement le moment où la Fed n'aura plus à jouer les pères fouettards. (L’indice CPI culminait à +9.1% en juin). L’indice des prix à la production allait également dans ce sens (+8% sur un an contre +8.5% en septembre). En zone euro, l’indice CPI a également reculé à +10.6% (contre +10.7%) le mois dernier. Que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, bien que les hausses de taux à venir puisse être plus modérées (+50 points de base attendus par la Fed en décembre), les banquiers centraux semblent tempérer, indiquant que les hausses de taux devraient se poursuivre dans les mois à venir, alors que l’inflation peine à ralentir de manière significative. Aucune pause dans les resserrements monétaires n'est donc à l’ordre du jour. Les récentes statistiques décevantes, confortant le scénario d’un ralentissement économique, et la forte progression des indices depuis 2 mois incitent donc à la prudence, d’autant que la saison des résultats trimestriels s’est avérée mitigée avec une croissance de moins de 3% des bénéfices des sociétés du S&P500 au troisième trimestre. Bon nombre d’analystes ont revu à la baisse leurs prévisions pour le T4, ainsi que pour l’année prochaine, en raison des perspectives plus que prudentes des sociétés. D’un point de vue graphique, le CAC40 demeure en phase de reprise depuis fin septembre, revenant à proximité de la borne haute de son range en données hebdomadaires (5762/6684 points). Sur cette échelle de temps, un biais haussier reste privilégié au-dessus des 6216 points, niveau correspondant à la moyenne mobile à 20 semaines qui se retourne à la hausse. A plus court terme, la dynamique est également positive au-dessus des 6400 points avec les 6715/6792 points en ligne de mire.
ZB Le 21 novembre 2022 à 08:24
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La macroéconomie donnera le ton

Les places européennes ont fortement rebondi ces dernières semaines, à l'image du CAC40 qui vient d'aligner une cinquième semaine consécutive de hausse, portée notamment par les bons résultats de sociétés et les espoirs d'un ralentissement du rythme de remontée des taux, dans un contexte de ralentissement économique. Au sein du CAC40, sur un mois, certaines composantes connaissent des progressions à deux chiffres. Airbus s'adjuge 20.4%, Alstom 20%, Safran 14.6%, Carrefour 12.9%, Vinci 12.6% et Total 12.6%, tandis que les valeurs technologiques restent à la traîne dans le sillage de leurs homologues américaines. Dassault Systèmes perd ainsi 9.9%, Cap Gemini 7.9% et STM 7.5%. Les opérateurs devraient continuer de focaliser leur attention sur la macroéconomie, pour valider leur théorie selon laquelle la banque centrale ne va pas tarder à infléchir sa politique. Il guetteront ainsi tout signe de réduction de l'inflation ou les éventuels dommages à l'économie, visibles sur le marché de l'emploi, la consommation et la production.D'un point de vue graphique, le CAC40 conserve une dynamique positive en données journalières au-dessus des 6167 points, niveau correspondant à la moyenne mobile à 20 jours. A court terme, on attendra la sortie des 6167/6592 points pour agir dans un sens comme dans l'autre. La forte progression de ces dernières semaines incitent néanmoins à la prudence, d'autant plus avec la fébrilité des marchés américains. 
ZB Le 07 novembre 2022 à 08:37
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L'appétit pour le risque resurgit avec la détente des taux

Tandis que la saison des résultats bat son plein, avec des publications mitigées, les places financières rebondissent fortement ces derniers jours, avec la détente des rendements obligataires. Les dernières statistiques dévoilées de part et d'autre de l'Atlantique ont nettement déçu, à l'image notamment des indices PMI manufacturier et services, alimentant désormais les espoirs d'un ralentissement du rythme de remontées des taux. Après une brève incursion sous les 5700 points fin septembre, le CAC40 a ainsi amorcé une vive reprise technique, alignant quatre semaines consécutives de hausse. Depuis le début du mois, certaines de ses composantes affichent des progressions à deux chiffres. Publicis engrange près de 20%, Safran 19.2%, Essilor 19%, Legrand 15.9%, Hermès 15.6%, Renault 14.8% au coude à coude avec Schneider Electric et Total s'adjuge 14.5%. Les valeurs à caractère plus défensif cèdent néanmoins du terrain, plombées par leurs résultats. Pernod Ricard recule de 3.2%, Orange de 3.1%, Danone de 1.8% et L'Oréal de 1.3%. Les regards devraient désormais se focaliser sur les banques centrales, la BCE devant rendre son verdict en matière de politique monétaire le 27 octobre et la Fed le 2 novembre prochain. Le consensus table sur une hausse de 75 points de base dans les deux cas mais il suivra avec attention les perspectives pour les mois à venir. Graphiquement, le CAC40 est en phase de reprise et conserve ainsi un biais haussier au-dessus des 5980 points, zone de convergence avec la moyenne mobile à 20 jours qui se retourne à la hausse. Au-dessus de ce niveau, le principal objectif haussier est désormais fixé vers 6340/6400 points. 
ZB Le 26 octobre 2022 à 07:19
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Volatilité au programme avant les banques centrales

A l’approche des décisions des banques centrales fin octobre et début novembre, les places financières ont été particulièrement chahutées, réagissant à la persistance des tensions inflationnistes, à l’envolée des rendements obligataires et aux craintes de récession liées aux durcissements des politiques monétaires. Le mois d’octobre débute néanmoins sous de meilleurs auspices, avec un rebond des indices, les opérateurs saluant les premiers résultats de sociétés moins mauvais que prévu.Tandis que Wall Street avait touché des plus bas de deux ans fin septembre, une reprise technique semble pour le moment se mettre en place, malgré une volatilité persistante d’une séance à l’autre. Les résultats des valeurs bancaires ont été globalement bien accueillis, malgré la chute des bénéfices. Les publications devraient nettement s’intensifier dans les semaines à venir et outre les résultats, les opérateurs devraient prêter une attention toute particulière aux perspectives des sociétés pour la fin d’année et l’année prochaine. Pour le moment, à la suite des résultats des bancaires, les analystes continuent de réviser à la baisse leurs estimations de bénéfices pour le troisième trimestre et tablent désormais sur une croissance de 6 à 7% pour le T3 (données Factset). Il s’agirait alors du troisième trimestre consécutif où la croissance des bénéfices serait inférieure à 10%. Ces résultats devraient être source de volatilité pour les marchés, en cette période déjà très chahutée.D’autres éléments incitent très nettement à la prudence, comme les tensions géopolitiques, l’envolée des rendements obligataires et la persistance des tensions inflationnistes qui devraient pousser les banques centrales à poursuivre leurs resserrements monétaires.En zone euro, les prix à la consommation ont encore progressé de 9.9% en septembre (contre 10% le mois dernier) et la BCE devrait une nouvelle fois relever ses taux de 75 points de base le 27 octobre prochain. Au Royaume Uni, l’inflation culmine à 10.1% au moment même où la Banque d’Angleterre se démène pour freiner l’envolée des obligations.Aux Etats-Unis, l’indice des prix à la consommation a, de son côté, une nouvelle fois accéléré le mois dernier (+0.4%), ressortant ainsi à 8.2% sur un an, malgré la récente correction des prix pétroliers et la baisse des tensions sur les chaînes d’approvisionnement. La Fed devrait ainsi procéder à sa quatrième hausse consécutive de 75 points de base, d’autant que les dernières données macroéconomiques confortent la robustesse de l’économie américaine. La production industrielle progresse de 0.4% en septembre (-0.1% le mois dernier) et le chômage retombe à 3.5%, avec 263 000 créations de postes, attestant de la solidité du marché de l’emploi. D’un point de vue graphique, le CAC40 est en phase de reprise technique, après une brève incursion sous les 5700 points. En données hebdomadaires, la dynamique demeure néanmoins baissière sous les 6120 points, niveau correspondant à la moyenne mobile à 20 semaines. A plus court terme, l’indice vient de rallier une première zone charnière située vers 6140 points et consolide désormais sous ce niveau.Seul le dépassement de cette zone de résistance permettrait d’anticiper une reprise technique de plus forte ampleur en direction des 6360/6400 points, dernier rempart avant les plus hauts de l’été.Lors de notre dernier point mensuel, nous évoquions de profiter d’un retour sur les 5800 points pour initier quelques achats. Ces derniers pourront être conservés et renforcés en cas de confirmation du rebond, au-delà de la zone des 6140 points. 
ZB Le 24 octobre 2022 à 07:22
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L'aversion au risque persiste avant les trimestriels

A l'approche du coup d'envoi de la saison des résultats pour le troisième trimestre, les places financières demeurent particulièrement chahutées, dans un contexte de hausse des rendements obligataires et de craintes d'une poursuite des resserrements monétaires par les banquiers centraux pour juguler l'inflation qui peine à ralentir. Bien que les derniers indicateurs d'activité confirment le ralentissement économique à l'échelle mondiale, le dernier rapport mensuel sur l'emploi américain a jeté le froid. La résilience du marché du travail aux Etats-Unis (taux de chômage à 3.5% avec 263K créations d'emplois en septembre) ne plaide aucunement en faveur d'un ralentissement du rythme de remontée des taux aux Etats-Unis, d'autant que le salaire horaire affiche une hausse de 5% sur an. Après une tentative de reprise début septembre puis début octobre, le CAC40 creuse ainsi de nouveau ses pertes, revenant à quelques encablures de ses plus bas annuels, avec des mouvements erratiques et de forte amplitude en intraday. Parmi ses composantes, peu de valeurs tirent leur épingle du jeu depuis le début du mois. Renault s'adjuge 9.3%, Publicis 5.5%, Total 5% tandis qu'Unibail décroche de 18.5%, Alstom de 17.4%, Kering de 13% et Dassault Systèmes de 12.4%. En données journalières, la dynamique demeure pour le moment baissière sous les 6040 points. Le sens de sortie des 5676/6040 points devrait être déterminant pour l'orientation à venir. 
ZB Le 10 octobre 2022 à 17:02
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Les yeux rivés sur l'inflation et les banques centrales

Après avoir amorcé une reprise technique début septembre sur fond d’espoirs d’un ralentissement du rythme de remontée des taux aux Etats-Unis, les places financières ont lourdement chuté tandis que l’inflation américaine peine à décélérer. La tendance reste également fragilisée par la perspective d’un ralentissement économique à l’échelle mondiale, la crise énergétique en Europe et l’approche de la saison des résultats pour le troisième trimestre. L’aversion au risque a brusquement resurgi, engendrant un retour de la volatilité sur les principaux indices boursiers. La BCE a décidé de frapper fort le 8 septembre dernier, en remontant ses taux directeurs de 75 points de base, afin de lutter contre l’inflation qui a atteint 9.1% en août en zone euro. La banque centrale européenne a par ailleurs évoqué de nouveaux resserrements monétaires au cours des prochains mois, après avoir relevé ses prévisions d’inflation. Elle table désormais sur 8.1% cette année dans la zone euro (contre 6.8% en juin). La prévision pour 2023 est portée à 5.5% et celle pour 2024 à 2.3%. Elle estime aussi que la croissance économique devrait ralentir. L’économie de la zone euro devrait progresser de 3.1% cette année, puis de seulement 0.9% en 2023 et 1.9% en 2024. Comme l’a souligné Jerome Powell lors de ces dernières interventions, la Réserve Fédérale devrait suivre le même chemin ce mois-ci, après des données sur l’inflation très décevantes aux Etats-Unis. L'indice des prix à la consommation est, en effet, ressorti en hausse de 0.1% en août (-0.1% attendu). Sur un an, il progresse de 8.3% (contre 8.5% le mois dernier). Hors alimentation et énergie, l'inflation accélère encore pour s'établir à 6.3%. Cela devrait pousser la Fed à relever également ses taux de 75 points de base ce mois-ci et d’au moins 50 points de base début novembre, quitte à impacter provisoirement une croissance qui ralentit (PIB en baisse de 0.6% au second trimestre aux Etats-Unis, après -1.6% au premier trimestre). Outre la perspective d’une hausse des loyers de l’argent, les opérateurs devraient prochainement focaliser leur attention sur la saison des résultats pour le troisième trimestre qui débutera mi-octobre. Les résultats enregistrés au T2 étaient les plus mauvais depuis le T4 2020, avec une hausse de seulement 6% des bénéfices des sociétés du S&P500 (données Factset). Ces bénéfices reculent d’ailleurs de 4%, en excluant le secteur de l’énergie. Les résultats pour le troisième trimestre seront ainsi suivis de près ainsi que les perspectives des sociétés pour cette fin d’année, d’autant que les analystes ont largement revus à la baisse leurs prévisions cet été. La volatilité actuelle incite donc à la prudence, à l’approche de rendez-vous majeurs. D'un point de vue graphique, après avoir repris près de 400 points sur la première quinzaine de septembre, le CAC40 subit de nouveaux dégagements, revenant à grande vitesse dans la zone des 6000 points.En données hebdomadaires, l’indice parisien poursuit ses oscillations horizontales au sein du range 5880/6680 points. Sur un horizon de temps plus court, la zone d’indécision se resserre, le CAC40 évoluant depuis plusieurs semaines entre 6000 et 6330 points (extrêmes en clôture journalière. La pression vendeuse reste forte et le seuil des 6000 points devra impérativement engendrer une réaction haussière sous peine d’un retour rapide vers les plus bas de juillet, dans la zone des 5800 points. On pourra profiter d’un retour dans cette zone basse pour initier quelques achats avec un meilleur timing. En cas de réaction positive sur les 6000 points, une nouvelle tentative de reprise pourrait ramener le CAC40 sur les 6330/6400 points. La réaction du marché vers le seuil symbolique des 6000 points devrait donc être déterminante.
ZB Le 20 septembre 2022 à 07:15
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Attentisme avant la rentrée et les banques centrales

Les places financières ont nettement rebondi durant la période estivale, profitant d’une saison de résultats globalement qualitative et des espoirs d’une réduction de l’ampleur des prochains resserrements monétaires, avec l’annonce d’un léger tassement de l’inflation en août aux Etats-Unis. De lourds dégagements interviennent néanmoins à l’approche de la rentrée, les récentes statistiques confortant le sentiment d’un ralentissement économique à l’échelle mondiale et les banquiers centraux semblant décidés à poursuivre la normalisation de leur politique monétaire pour juguler les pressions inflationnistes.  Tandis que la saison des résultats touche à sa fin, le bilan est quelque peu mitigé. Pour les sociétés du S&P500, près de 75% ont dépassé les attentes au niveau des bénéfices, ces derniers étant supérieurs de 3.4% aux estimations (données Factset). Les bénéfices devraient en moyenne avoir progressé de plus de 6% par rapport à l’année précédente, une donnée supérieure aux estimés de début juillet. Toutefois, c’est le secteur de l’énergie qui s’en sort le mieux et en excluant ces valeurs, les bénéfices reculent finalement de plus de 3.7% au second trimestre.Compte tenu du recul du PIB américain pour le deuxième trimestre d’affilée (-0.9% en juillet en première estimation et -1.6% au T1), les analystes ont revu à la baisse leurs estimations d’ici la fin de l’année, en raison également des pressions inflationnistes, des habitudes de consommation changeantes et avec la perspective d’une hausse du loyer de l’argent. Les bénéfices devraient finalement progresser de 8% sur l’ensemble de l’année 2022. Les dernières statistiques confortent d’ailleurs ces anticipations économiques baissières dans les différentes zones géographiques. En chine, la production industrielle s’essouffle (hausse de seulement 3.8%), les ventes au détail progressent de 2.7% (3.1% précédemment) et l’inflation se maintient au plus haut (CPI et PPI à respectivement 2.7% et 4.2%). En zone euro, l’activité manufacturière se contracte pour le second mois consécutif (49.7 en août) et celle des services retombe tout juste au seuil de neutralité (50.2 dernièrement). Quant à l’inflation, elle reste à son plus haut (8.9%). Enfin, pour les Etats-Unis, la légère inflexion de l’inflation en août (PPI à -0.5% et CPI à 0%) ne devrait pas remettre en cause la politique monétaire de la Réserve Fédérale à la rentrée, le consensus tablant majoritairement sur un nouveau tour de vis de 75 points de base en septembre. L’heure reste donc à la prudence sur les niveaux actuels, en attendant les prochaines données sur l’inflation, les interventions des banquiers centraux et les statistiques qui confirmeront ou non le scénario d’un récession, que ce soit sur le Vieux-Continent ou aux Etats-Unis, d’autant que l’envolée des prix de l'électricité et du gaz naturel en Europe devrait continuer de peser sur la croissance et le budget des ménages. D'un point de vue graphique, après une brève incursion sous les 5800 points début juillet, le CAC40 a violemment rebondi pour revenir rapidement dans la zone des 6600 points mi-août, avec le rebond des technologiques, du luxe, de l'automobile et des banques. Cette zone de cours a suscité de vives prises de bénéfices dans un contexte de retour de l'aversion au risque. En données hebdomadaires, la dynamique reste neutre au sein du range 5880/6680 points. Sur un horizon de temps plus court, la configuration graphique se dégrade. La zone des 6340 points, correspondant à la borne basse d'un gap ouvert fin juillet, devra impérativement engendrer une réaction positive sous peine d'une poursuite des dégagements en direction des 6250 points, voire 6100 points par extension. Un retour sur ce niveau serait l'occasion de revenir progressivement à l'achat avec un meilleur timing. 
ZB Le 23 août 2022 à 15:00
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Proche d'une résistance charnière

En dépit d'une inflation persistante et des tours de vis successifs des banques centrales, la bourse de Paris a fortement rebondi depuis le début du mois de juillet, profitant d'une saison des résultats meilleure que prévu. Pour le moment, plus de 87% des sociétés du S&P500 ont dévoilé leurs résultats pour le second trimestre et 75% d'entre elles ont dépassé les attentes. Les bénéfices sont en moyenne supérieurs de 3.4% aux estimations (données Factset). En France, la tendance a été soutenue par le net rebond des valeurs du luxe, des technologiques et de l'automobile. Sur le dernier mois glissant, Hermès engrange ainsi près de 27%, Renault 22%, Worldline et STM 21.3% et Stellantis 18.4%. Seules quelques valeurs à caractère défensif cèdent du terrain sur cette même période. Orange recule de 5%, Carrefour de 3.6% et Eurofins de 3.5%. L'attention devrait rester focalisée sur l'inflation durant cette période estivale, en attendant les prochaines décisions des banquiers centraux en septembre, lesquelles pourraient de nouveau être source de volatilité pour les places financières.Graphiquement, le CAC40 est en phase de reprise, après une brève incursion sous les 5800 points. En données journalières, la dynamique est positive au-dessus des 6250 points, niveau coïncidant avec la moyenne mobile à 20 jours. L'indice teste actuellement une zone de résistance majeure située vers 6560 points. La réaction dans cette zone devrait être déterminante. Son franchissement libèrerait un nouveau potentiel d'appréciation en direction des 6790/6800 points. En cas d'échec, on pourra au contraire s'attendre à un probable retour sur les 6340/6300 points. 
ZB Le 09 août 2022 à 07:52
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La saison des résultats incite à la prudence

Après un mois de juin nettement baissier (-8.44% pour le CAC40), en raison des tensions inflationnistes persistantes, de l'envolée des cours pétroliers et des craintes de récession, les places financières tentent de redresser la barre en attendant les décisions des banquiers centraux et les résultats des sociétés pour le second trimestre. Depuis le début du mois de juillet, la volatilité demeure importante, avec la baisse des perspectives de croissance et les nouveaux pics de l'inflation aux Etats-Unis. L'indice parisien engrange néanmoins près de 2%, porté par l'aéronautique (Airbus +12.2%, Safran +10.3%), mais aussi par Téléperformance (+8.3%), Dassault Systèmes (+8.2%) ou encore Eurofins (+6.4%) et Hermès (-5.2%). Les financières et les pétrolières sont en revanche à la traine. BNP Paribas perd ainsi 8.3%), Société Générale 6.6% et Total 5.6%. Outre les décisions de la BCE et de la Fed en fin de mois, les opérateurs devraient focaliser leur attention sur les publications de sociétés et leurs perspectives. Les analystes anticipent désormais des bénéfices en hausse de 10.2% au second trimestre pour les sociétés du S&P500, en tenant compte des premiers chiffres globalement sous les attentes.  Graphiquement, le CAC40 a amorcé une reprise technique sur la zone des 5795 points. Ce dernier devra désormais déborder les 6086 points pour poursuivre sur sa lancée en direction des 6250/6300 points, zone de convergence avec la moyenne mobile à 100 jours.
ZB Le 18 juillet 2022 à 07:35
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La désaffection pour les actifs risqués se confirme

Les places financières ont été lourdement chahutées ces dernières semaines, avec le nouveau pic de l’inflation en zone euro et aux Etats-Unis qui a poussé les banques centrales à relever leurs taux d’intérêt, ravivant dans la foulée les craintes de récession. Depuis le début du mois de juin, les grands indices ont ainsi poursuivi leur mouvement de correction, à l’image du CAC40 qui cède 8.5% sur la période, du DAX qui perd 7.8% ou encore du S&P500 et du Nasdaq100 qui s’enfoncent respectivement de 11.1% et 10.9%. L’indice des valeurs technologiques américaines signe par ailleurs l’une des pires performances depuis le 1er janvier (-31%), traduisant une très nette désaffection pour les valeurs de croissance. Tandis que les prix à la consommation sont ressortis en hausse de 8.6% en rythme annuel en mai aux Etats-Unis, la plus forte progression depuis 1981, et que l’inflation a atteint 8.1% en zone euro (7.4% en avril), les banques centrales ont dû tour à tour procéder à un relèvement drastique des taux d’intérêt. Après 50 points de base en mai, la Réserve Fédérale a acté un nouveau tour de vis de 75 points, évoquant que d’autres resserrements monétaires seraient à venir. La Banque d’Angleterre a relevé ses taux de 25 points de base et contre toute attente même la Banque nationale suisse de 50 points de base. La BCE, qui avait jusque là repoussé l’échéance, a également indiqué que le loyer de l’argent serait relevé dès juillet (25 points), puis en septembre, une première en 10 ans. Ces nouvelles mesures pour juguler l’inflation galopante, en partie liée à la forte poussée des prix de l’énergie, ont engendré une forte hausse des marchés obligataires et de nouveaux dégagements massifs sur les marchés actions. En attendant les prochaines publications sur l’inflation et les annonces des banquiers centraux, les opérateurs pourraient de nouveaux focaliser leur attention sur la saison des résultats pour le second trimestre qui débutera mi-juillet. Les analystes ont récemment révu à la baisse leurs prévisions, anticipant désormais une marge bénéficiaire de 12.4% pour les sociétés du S&P500. Les bénéfices avaient progressé de 9% au T1, la plus mauvaise performance depuis le T4 2020. Compte tenu de la hausse des coûts, du ralentissement économique, de l’inflation et des problèmes d’approvisionnement, ces prévisions pourraient s’avérer trop optimistes et décevoir, engendrant ainsi de nouveaux pics de volatilité. Il conviendra donc de rester prudent. D’un point de vue graphique, le CAC40 est revenu à quelques encablures de ses plus bas annuels (5756 points) tandis que certaines de ses composantes creusent leurs pertes depuis le début de l’année. Hermès cède ainsi 35.4%, Dassault Systèmes 34.9%, Eurofins 33.7%, Schneider Electric 32.3% ou encore Kering 30%. Seuls quelques titres à caractère défensif se démarquent. Thalès engrange près de 57%, avec notamment la guerre en Ukraine, Orange s’adjuge 21.4%, Carrefour 18.8% et Total 16%, profitant de l’envolée des cours pétroliers. En données hebdomadaires, le biais demeure baissier pour l’indice parisien sous les 6685 points, zone de convergence avec la moyenne mobile à 50 semaines. Sur un horizon de temps plus court, la tendance reste également négative sous les 6250 points (moyenne mobile à 20 jours). Compte tenu de l’ampleur du récent mouvement et de la survente des indicateurs, on profitera du retour sur les points bas pour revenir progressivement à l’achat. Une reprise technique pourrait, en effet, se mettre en place, avec les 6250 points comme premier objectif majeur. L’enfoncement des 5750 points invaliderait ce scénario, suggérant une poursuite des dégagements en direction des 5400 points.
ZB Le 21 juin 2022 à 08:41
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