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 Wirecard (WDI)
Cours en différé. Temps Différé Xetra - 20/02 17:35:28
Cours
114.25 EUR
Variation
-4.99%
Capitalisation
14.86 Mrd EUR
PER 2018
40.7x
Wirecard est une société allemande positionnée sur le très porteur – ou en tout cas bien dans l'air du temps – créneau de la gestion des paiements en ligne.
 
 
 
La dernière présentation aux actionnaires donne le ton : "analytics", "smart financing", "blockchain", "cryptocurrencies", etc. : toutes les tendances du moment sont activement explorées, sans qu'il ne soit toujours possible de distinguer le concret du fantasme.
 
Une chose est certaine : la gestion des paiements en ligne repose sur une logistique hyper-complexe – faite de multiples nœuds, réseaux et passe-droits entre marchands, banques, organismes de crédit, assurances, transporteurs et administrations fiscales, entre autres opérateurs – et Wirecard, fort de ses deux décennies d'expérience, semble l'avoir maîtrisée puisque plus de 250 000 marchands lui font déjà confiance.
 
La société développe par ailleurs toute une gamme de services bancaires en marque blanche : si la mayonnaise prend, sa plateforme de crédit pourrait devenir une référence en dehors du circuit bancaire traditionnel, supposé plus lent et plus coûteux.
 
Sur le papier, en tout cas, la performance financière impressionne : le chiffre d'affaires a été multiplié par dix en dix ans – de 197 millions d'euros à près de 2 milliards attendus en 2018 – tandis que la marge d'exploitation – c'est-à-dire la profitabilité avant taxes et intérêts – se maintient au-dessus de 20%.
 
Ce remarquable historique de croissance a été largement autofinancé au départ, puis complété par une substantielle augmentation de l'endettement sur les quatre derniers exercices – ce dernier atteint désormais 1,2 milliard d’euros – pour réaliser plusieurs acquisitions.
 
 
 
Le levier reste a priori gérable, puisqu’il représente un multiple d'environ deux fois le profit avant amortissements, intérêts et taxes (EBITDA) attendu en 2018.
 
Vu de loin, la capitalisation boursière de 17 milliards d’euros représente donc un multiple de trente fois l'EBITDA – dans le (très) haut de la fourchette des traditionnels multiples d'acquisition – et de trente fois le résultat net attendu de 2019.
 
Le management projette un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros en 2025. A profil de marge identique, la société réaliserait alors un profit de deux milliards : une expansion du multiple de valorisation est donc fort probable si ces grandes ambitions se réalisent.
 
A l'instar de nombreuses sociétés sélectionnées par les filtres quantitatifs de Zonebourse et le fonds Europa One – géré selon une stratégie quantitative par la société éditrice du site, en partenariat avec Commerzbank – un investissement à ce cours est donc un pari direct sur la poursuite de la sensationnelle trajectoire de croissance.
 
 
 
Il y a matière à capitaliser : personne ne doute que le volume des paiements en ligne continuera d'augmenter à rythme soutenu sur la prochaine décennie. Sur la seule première moitié de l'année, par exemple, le volume de transactions géré par Wirecard a bondi de 48%.
 
Pour les investisseurs friands de technologie et de croissance, voici donc le tableau rapidement brossé.
 
Pour les autres, et parce qu'il est toujours utile de se faire l'avocat du diable lorsque l'on étudie une éventuelle opportunité d'investissement, signalons que plane au-dessus du dossier Wirecard quelques zones d'ombre encore non-élucidées.
 
Premièrement, la qualité des profits est impossible à évaluer avec précision. Les rapports annuels entretiennent le flou quant à la segmentation des revenus – dont la moitié est d'origine extra-européenne – tandis que les cash-flows sont impactés par des opérations bancaires difficiles à déchiffrer.
 
Deuxièmement, la concurrence n'est pas en reste et veut elle aussi sa part du gâteau : Stripe et PayPal aux Etats Unis, Adyen ou Ingenico en Europe, WeChat en Chine... Wirecard n'est pas seul à miser sur la "disruption" du paiement en ligne.

L'expérience chinoise – pas forcément représentative – semble par ailleurs indiquer qu'ici comme dans d'autres segments de la technologie, "the winner takes it all". Il s'agit donc de viser juste, et de ne pas se retrouver cantonné aux seconds rôles.
 
Troisièmement, et enfin, le bien-fondé de la récente série d'acquisitions demeure hypothétique. En témoigne le rachat à hauteur de 340 millions d'euros d'un groupe indien de paiements en ligne qui, quelques mois plus tôt, avait tenté de séduire – sans succès – les investisseurs sur une base de valorisation de... 46 millions d'euros.
 
Mr. Braun, le président de Wirecard actionnaire à hauteur de 7% du capital, a cependant soutenu que les acquisitions étaient désormais terminées, et que la société se concentrerait sur sa croissance organique. Cette promesse sera – selon l'auteur – difficile à tenir, tant l'agglomération de technologies innovantes est une condition de succès dans la course à l'échelle.
 
Pour l'anecdote, notons que Mr. Braun vient de souscrire un emprunt de plusieurs centaines de millions d’euros avec ses actions Wirecard en collatéral – mais que cet emprunt servira à investir ailleurs que dans la société, même si, bien sûr, cette dernière représente selon lui "l’investissement le plus intéressant pour les dix prochaines années."
 
Armé de ces différents éléments, chacun formera ses propres conclusions.

 
Article publié le 16/01/2019 | 13:37

Thomas Gouttman
© Zonebourse.com 2019

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