La division concernée, deuxième fabricant mondial de robots industriels, est en concurrence avec des géants tels que le japonais FANUC et l’allemand Kuka. Elle a réalisé en 2024 un chiffre d’affaires de 2,3 milliards de dollars, soit 7% du total du groupe, mais a connu des difficultés ces derniers trimestres, notamment en raison de la faiblesse de la demande dans le secteur automobile, un client clé.
En conséquence, sa marge bénéficiaire s’est établie à 12,1% l’an dernier, bien en deçà des 18,1% enregistrés au niveau du groupe.
ABB prévoit que cette activité soit cotée séparément au deuxième trimestre 2026. Les actions de la nouvelle entité seront distribuées aux actionnaires d’ABB sous forme de dividende.
Le directeur général Morten Wierod a souligné que les synergies entre la division robotique et le reste du groupe étaient limitées, estimant que l’entreprise gagnerait à être évaluée de manière plus directe par rapport à ses concurrents.
"Nous considérons cette décision comme prudente, car malgré ses atouts, l'activité robotique a pesé sur les performances du groupe au cours des deux à trois dernières années", souligne l'analyste Kulwinder Rajpal (AlphaValue).
Des résultats légèrement supérieurs aux attentes
Cette annonce intervient alors qu’ABB a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Sur les trois premiers mois de l’année, le bénéfice opérationnel avant intérêts, impôts et amortissements (EBITA) a progressé de 13%, atteignant 1,59 milliard de dollars, contre un consensus de 1,48 milliard.
Cette performance a été soutenue par une amélioration des marges et par un gain exceptionnel de 120 millions de francs suisses (147 millions de dollars) provenant de la vente de biens immobiliers à la ville de Zurich.
Le chiffre d'affaires a quant à lui augmenté de 1%, à 7,94 milliards de dollars, mais reste en deçà des prévisions des analystes, qui tablaient sur 8,16 milliards.



















