Le groupe construira précisément 316 wagons M-9A, destinées à circuler sur les lignes Metro-North et Long Island Rail Road, cette dernière étant la ligne la plus fréquentée d’Amérique du Nord. La production débutera dans les prochaines années : les premiers wagons sont attendus en 2029, la mise en service est prévue pour 2030, et la livraison complète s’étalera jusqu’en 2032.
Cette commande s’inscrit dans un vaste plan de modernisation du réseau new-yorkais. L’autorité des transports (MTA) a prévu un budget de 9,26 milliards d’euros pour renouveler sa flotte.
C’est une victoire stratégique pour Alstom, qui conforte ici son savoir-faire dans les projets de grande ampleur et sa capacité à répondre aux enjeux de la mobilité durable. Le groupe est déjà bien implanté aux Etats-Unis : il emploie 4 500 personnes dans 19 États et dispose de 45 sites industriels. Une présence historique qui lui vaut la confiance des autorités locales, y compris dans les aéroports, où il gère plusieurs systèmes de transport.
Ce succès new-yorkais vient s’ajouter à de récents contrats remportés en France, comme la mise en service des RER nouvelle génération en décembre et la commande de 96 rames supplémentaires en Ile-de-France.
Alstom se positionne ainsi comme un acteur clé des ‘smart cities’, ou simplement des métropoles modernes, soucieuses d’efficacité et d’écologie. Une dynamique qui pourrait l’aider à décrocher d’autres marchés majeurs, comme celui du train à grande vitesse américain, promesse phare de Joe Biden pour les JO de Los Angeles en 2028. Si la priorité est donnée aux entreprises locales pour ce projet, Alstom n’en reste pas moins bien placé pour proposer un TGV 100% made in USA.



















