Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales évoluent sans tendance claire vendredi, patientant avant un discours du président la banque centrale américaine Jerome Powell, tout en prêtant un peu d'attention aux dernières statistiques économiques.

Les marchés européens ont entamé le mois de décembre en hausse, après avoir connu pour certains indices leur meilleur mois de l'année en novembre: Paris prenait 0,19%, Londres 0,68%, Francfort 0,57% et Milan 0,46% vers 14H40 GMT. Tous ces indices progressent sur la semaine.

Après avoir réalisé leur meilleur mois depuis plus d'un an en novembre, les indices de Wall Street reprenaient leur souffle à l'ouverture. Le Nasdaq reculait de 0,46%, le S&P 500 de 0,18% tandis que le Dow Jones grappillait 0,06% vers 14H35 GMT.

Jeudi, ils avaient terminé en ordre dispersé, divisés devant l'inflation: si celle-ci a reculé pour s'établir à 3% selon l'indice PCE - celui que privilégie la Banque centrale américaine (Fed) -, elle reste à 3,5% en excluant les prix de l'énergie et l'alimentation, soit bien au-dessus de la cible des 2%.

Des prises de parole de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, et aussi de Jerome Powell, son homologue de la Réserve fédérale américaine, sont aussi prévues.

Ce sera la dernière prise de parole de M. Powell avant la prochaine réunion de la Fed, à partir du 12 décembre.

Sur le marché obligataire, les taux des emprunts des Etats bougeaient peu en Europe comme aux Etats-Unis. Le rendement des Bons du Trésor américain à dix ans s'établissait à 4,34% vers 14H35 GMT contre 4,33% à la clôture de la veille.

"Se peut-il que les banques centrales aient été trop en retard avant les premières hausses de taux d'intérêt directeurs" intervenues en mars 2022, "puis trop lentes pour les baisser?" désormais, s'interroge Neil Wilson, analyste de Finalto.

Vendredi, l'attention des investisseurs s'est un peu tournée vers le niveau de l'activité de l'industrie en Europe et aux Etats-Unis, qui souffre depuis plus d'un an.

En Europe, le déclin en novembre a été confirmé pour l'industrie, mais l'estimation finale de l'indicateur PMI a été un peu meilleure que l'estimation initiale pour la zone euro et certains pays comme la France.

De nouvelles données pour l'industrie sont attendues à 15H00 GMT aux Etats-Unis.

La Chine dope les minières

L'activité manufacturière en Chine a progressé en novembre à son rythme le plus rapide depuis trois mois, selon un indice indépendant publié vendredi, à rebours des chiffres officiels qui traduisent une fragilité de la reprise économique chez le géant asiatique.

Cette nouvelle a donné un coup de fouet aux entreprises minières à Londres, qui dépendent beaucoup de la conjoncture économique en Chine. Anglo American bondissait de 5,44%, Antofagasta de 3,76%, Glencore de 1,87% et Rio Tinto de 2,52%.

Le pétrole se stabilise

Le pétrole se stabilisait vendredi après la réunion des pays exportateurs de l'Opep+ et l'annonce de coupes de production volontaires supplémentaires de certains de ses membres, qui ont toutefois été accueillies avec scepticisme par les investisseurs car plus réduites qu'anticipé.

Le baril de Brent perdait 0,01% à 80,87 dollars et celui de WTI 0,28% à 75,75 dollars, vers 14H35 GMT. Les deux cours sont en légère hausse sur la semaine.

L'euro reculait de 0,19% à 1,0867 dollar.

afp/ib