14 juin (Reuters) - Les banques françaises ont plongé en Bourse vendredi sur fond d'inquiétudes concernant la situation politique en France et les coûts d'emprunt du pays, qui ont grimpé en flèche depuis que le président Emmanuel Macron a décidé de convoquer des élections législatives anticipées.

A 08h32 GMT, Société générale BNP Paribas et Crédit agricole abandonnent plus de 3% en Bourse de Paris, parmi les plus fortes baisses du CAC 40, qui cède quant à lui 1,5%.

Le secteur de la banque européenne >SX7E> recule de 1,94%.

Outre les banques, les valeurs du secteur de la construction et des concessions de travaux publics, telles que Saint-Gobain, Thales et Veolia, reculent également.

Les marchés sont particulièrement préoccupés par l'issue des prochaines élections législatives françaises des 30 juin et 7 juillet, notamment après les commentaires du ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur le financement de la dette française si les projets du Rassemblement national (RN) ou de l'alliance des partis de gauche se concrétisent.

Bruno le Maire a déclaré vendredi sur franceinfo qu'avec les projets de l'extrême gauche et de l'extrême droite, la dette de la France ne pourrait pas être financée.

Ces commentaires ont entraîné vendredi une nouvelle baisse des actions françaises, déjà malmenées depuis le début de la semaine après l'annonce inattendue d'élections anticipées.

L'écart entre les rendements des obligations françaises et allemandes à 10 ans s'est depuis lors creusé. (Rédigé par Diana Mandiá)