BERLIN (dpa-AFX) - Le syndicat Verdi a demandé aux employeurs d'apporter leur propre offre dans les négociations avant la deuxième ronde de négociations collectives pour environ 140 000 employés de banques privées. "Les bénéfices des établissements bancaires ont augmenté ces dernières années, le pouvoir d'achat des salariés a baissé au même rythme. Cela crée à juste titre de la frustration", a déclaré dimanche Jan Duscheck, le négociateur de Verdi.

"Les salariés ne veulent pas d'une longue période de flottement dans cette négociation collective et l'ont clairement fait savoir ces derniers jours lors d'actions et de grèves d'avertissement", a ajouté Duscheck. Plusieurs milliers de salariés ont participé aux premières grèves d'avertissement. La grève a également entraîné la fermeture de nombreuses filiales pendant plusieurs jours.

Verdi réclame une augmentation de salaire de 12,5 pour cent, avec un minimum de 500 euros par mois, ainsi qu'une augmentation de 250 euros de la rémunération mensuelle des jeunes recrues. Par ailleurs, Verdi s'engage à entamer des négociations sur l'évolution de la réglementation du temps de travail. L'association des employés de banque allemands (DBV) veut obtenir une augmentation de 16% ou au moins 600 euros bruts par mois. Les négociations collectives se poursuivent ce lundi à Berlin.

Les employeurs estiment que les revendications salariales sont nettement trop élevées

Les employeurs ont récemment rejeté les revendications salariales, les jugeant nettement trop élevées. "Nous évoluons dans un environnement où les risques sont plus nombreux et plus importants qu'ils ne l'ont été depuis longtemps", a fait valoir le négociateur patronal des banques, Thomas A. Lange. Le directeur général de l'AGV Banken, l'association des employeurs du secteur bancaire privé, Carsten Rogge-Strang, avait toutefois également déclaré avant le début des discussions que les employeurs étaient "prêts à procéder à des ajustements salariaux équitables".

Une troisième date de négociation a déjà été fixée pour le 3 juillet à Francfort. Lors de la précédente négociation collective, les syndicats et les employeurs n'étaient parvenus à un accord qu'après plus de neuf mois, en avril 2022./sl/ben/DP/men