Richemont a déclaré mercredi que les rumeurs lui prêtant l'intention d'investir dans Farfetch, ou de financer le distributeur de luxe en ligne, étaient infondées.

Suite à des informations parues dans la presse, le groupe suisse rappelle qu'il n'a 'aucune obligation financière vis-à-vis de Farfetch et note qu'il n'envisage pas d'investir dans Farfetch ou de lui prêter de l'argent'.

Ces déclarations interviennent alors que Farfetch a bondi de presque 23% hier à la Bourse de New York sur fond de rumeurs de retrait de la cote, un projet prétendument soutenu par Richemont et du chinois Alibaba.

Farfetch n'a pas commenté ces informations, mais l'entreprise a annoncé qu'elle ne publierait pas ses résultats de troisième trimestre, comme prévu, aujourd'hui, ajoutant qu'elle prévoyait de faire un point sur la situation 'en temps voulu'.

Dans son communiqué, Richemont indique suivre de près l'évolution du dossier, ce qui pourrait l'amener à revoir ses options liées à la transaction conclue cet été avec Farfetch.

Pour mémoire, le géant suisse a cédé 47,5% de sa filiale Yoox Net-a-Porter (YNAP) à la société en échange d'une prise de participation au capital.

'Le possible retrait de la cote de Farfetch complexifie la réalisation de l'opération', estiment ce matin les analystes de RBC dans une note de réaction.

A en croire le broker canadien, Farfetch pourrait tout aussi bien (1) s'opposer à la conclusion de la transaction en l'état, (2) demander à en réviser les termes ou (3) le mener à bien comme convenu.

Cotée à la Bourse de Zurich, l'action Richemont progressait malgré tout de 1% mercredi matin, signant la deuxième plus forte progression de l'indice SMI.

Dans une étude, les équipes d'Oddo BHF tempéraient l'impact d'un éventuel échec de l'opération YNAP: 'ce ne serait pas l'idéal, mais cela ne modifierait pas radicalement notre opinion sur Richemont', indique la banque privée.

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