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''Le capital humain est LA solution au choc attendu de compétitivité''
Guy Mamou-Mani, Président de Syntec Numérique et co-président du Groupe Open

03/02/2014 | 12:10
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Quelle est votre définition du capital humain ? Pour vous, y-a-t-il plusieurs niveaux de capital humain tant dans l’entreprise (individuel, collectif) qu’au sein de la collectivité économique (par exemple le capital humain du secteur informatique) ?
« Les notions de géographies, de temps de travail issues de la période économique industrielle sont en train d’être totalement transformées par l’avènement du numérique et de la révolution qu’il apporte. Ceci nous a conduit au sein de Syntec Numérique à réfléchir sur l’importance du capital humain dans cette transformation. Contrairement aux idées reçues, le numérique a mis en valeur le capital humain. Aujourd’hui l’organisation du travail, de l’entreprise, de la société est totalement bouleversée par l’arrivée du numérique.
On voit apparaître un nouveau monde où les repères historiques se transforment et la valeur de l’humain augmente. Par conséquent, il y a un gros challenge quant aux pratiques de valorisation de ce capital humain.

Dans l’entreprise,si la formation reste la première expression de sa valorisation, c’est aussi la relation au travail que nous essayons de changer. Les réseaux sociaux modifient complètement la relation collective au sein de l’entreprise ce qui permet notamment de compléter l’organisation de soirées et d’animations servant à créer une fierté d’appartenance, pour moi absolument essentielle à la réussite de l’entreprise.
Au niveau du secteur, on rentre dans une logique de citoyenneté. D’une part, la RSE relie aujourd’hui la partie strictement business à celle de citoyenneté. D’autre part, alors qu’auparavant l’éparpillement géographique était une faiblesse, aujourd’hui le lieu disparaît grâce aux réseaux sociaux, au numérique et à la mobilité et flexibilité du capital humain. Les gens sont dans la même entreprise parce qu’ils sont reliés par ce réseau social qui complète le besoin de lien physique.


Le capital humain est certainement un levier majeur de compétitivité dans les activités représentées au sein de Syntec Numérique. En ce cas, quelle bonnes pratiques avez-vous identifié en matière de gouvernance du capital humain (Au niveau du Conseil, du Comex, de la DRH, des business units) qui vous paraissent contribuer au business model de croissance et in fine à la valorisation des entreprises et de la filière?
« L’utilisation des réseaux dans l’entreprise et la refonte des relations hiérarchiques et commerciales sont des caractéristiques primordiales d’une stratégie de développement du capital humain. Hier, il fallait un voyage de 3 jours à l’autre bout du monde pour conclure un contrat avec un client étranger. Aujourd’hui un appel par Skype peut suffire. Nous sommes dans un nouveau monde et tous ceux qui ne l’ont pas intégré mettent en péril leur pérennité.
Nous vivons une sorte de conjonction de circonstances qui nous oblige à opérer impérativement une transformation économique si nous voulons garder la compétitivité de notre pays. Face à ce challenge, mettre en valeur le capital humain est LA solution à ce choc attendu de compétitivité. Un modèle totalement déstructuré apparaît : nous envisageons aujourd’hui des universités sans facultés, des hôpitaux « sans murs »,.. des entreprises composées de réseaux beaucoup moins que de hiérarchies que ce soit dans la relation patron-employé ou salarié-collaborateur. Ceci amène à une redéfinition du contrat de travail.
L’opportunité de ce nouveau modèle est que le profit ne peut se faire qu’à travers la revalorisation du capital humain. »

Comment mesurez-vous dans votre secteur l’investissement dans le capital humain et le ROI associé ?
« Nous avons des indicateurs permettant de mesurer notre investissement dans le capital humain (en particulier la formation) et sa performance. »

Quels sont les travaux du Syntec Numérique (passés ou à venir) qui peuvent être reliés à une dynamique de valorisation du Capital Humain aussi bien au niveau de l’entreprise (capital individuel et capital collectif) que de votre secteur d’activité?
« Dans notre démarche d’accompagnement de cette transformation numérique, notre première priorité est la valorisation du capital humain. Cela signifie que sont primordiales les actions concernant la formation qu’elle soit initiale ou continue. Nous faisons la promotion en terminale de l’option ISN (Informatique et Sciences du Numérique) dont nous demandons le déploiement depuis l’école maternelle. Pour développer l’enseignement supérieur aussi bien pour les décrocheurs que les ingénieurs, nous pensons que le numérique peut offrir une palette de métiers très ouverts. Enfin, la formation professionnelle est incontournable au sein de l’entreprise qui a besoin de connaissances de plus en plus pointues et de diversité, comme pour la société au titre par exemple de la réintégration des chômeurs sur le marché de l’emploi. Le deuxième axe de valorisation du capital humain concerne le domaine de la RSE, où l’industrie du numérique devrait être utilisé comme modèle en portant tout ce qui concerne la diversité et la mixité (Attractivité pour les femmes, population des quartiers défavorisés, intégration des handicapés qui peuvent être adaptés au numérique). Ce package RSE est pour nous le levier naturel de la transformation de nos propres entreprises : les SS2I qui n’avaient auparavant que des obligations de moyens sont entrées dans une transformation de business model comme parties prenantes de la chaine du numérique en valorisant le capital humain.» C’est la raison pour laquelle nous les avons renommées ESN (Entreprises de Services du Numérique).

Avez-vous le sentiment qu’il existerait-il un « value gap » entre la valeur des entreprises de votre secteur et celle perçue par les marchés ? Que ce « value gap » pourrait être réduit par une meilleure prise en compte de la valeur des actifs immatériels comme le capital humain et par une communication spécifique sur cet aspect de la valeur ?
« Oui, il est très facile de voir que les critères d’évaluation des entreprises sur les marchés reposent sur une base purement financière. Cependant lors d’une transaction dans notre secteur, on observe une différence de 100 à 150% du prix par rapport aux valeurs financières. L’immatériel et en particulier le capital humain ne sont pas valorisés sur les marchés. Ceci se caractérise directement par une sous estimation des goodwills. Par ailleurs, nous observons régulièrement que des entreprises ont une capitalisation boursière inférieur à leurs fonds propres ce qui est absurde. Il faudrait arriver à une juste estimation du capital humain par les marchés.»

Quelles propositions (de nature sociale, juridique, économique, financière…) ou quelles mesures attendriez-vous des pouvoirs publics pour un environnement favorable à ces bonnes pratiques permettant de valoriser le capital humain de votre secteur?
« Nous avons encore un environnement favorable à la valorisation du capital humain en France mais il faut être vigilant et savoir se remettre en cause, notamment face à des éléments comme le classement PISA. Il serait absurde que la seule réponse que nous ayons aux difficultés de l’enseignement primaire et secondaire soit l’augmentation du nombre de professeurs. Il faut reconcevoir l’enseignement au travers de l’outil numérique.
Nous sommes dans un monde où n’a plus sa place un état « stratège » de plans et grands travaux. Pour des sociétés comme Google, aucun apport de l’état n’a été nécessaire à leur succès.
En revanche, l’Etat a des rôles régaliens où on lui demande de s’engager. Par exemple, l’éducation: il revient à l’Etat de s’assurer que nos jeunes à la sortie de l’école et de l’université sont prêts à affronter un nouveau monde. En même temps, l’Etat peut jouer un rôle moteur dans la transformation économique, en soutenant par exemple le développement de la télémédecine et d’un écosystème adapté de start-ups et d’entreprises ou la dématérialisation.
Il a donc un rôle essentiel mais limité à certains territoires d’actions. Autre exemple, la France comporte des écoles d’ingénieurs produisant des scientifiques et mathématiciens parmi les meilleurs du monde. Il est aujourd’hui question de valoriser cet atout notamment dans des secteurs pionniers comme celui de la donnée. Le monde entier vient nous « chasser » nos ingénieurs. Il faut valoriser leurs compétences et leur offrir le meilleur environnement possible pour garder ce capital humain exceptionnel. »

Guy MAMOU-MANI préside depuis juin 2010Syntec Numérique - Chambre professionnelle des métiers du numérique.Depuis 2008, il co-préside le Groupe OPEN avec Frédéric SEBAG, qu’il a rejoint en 1998 en tant que Directeur Général associé. A ce jour, Groupe OPEN compte plus de 3 000 collaborateurs et réalise 242 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Guy MAMOU-MANI a débuté sa carrière chez CSC-GO International où sa dernière fonction était Président-Directeur Général et Directeur du pôle solutions de CSC France. En 1995, il crée la filiale française de Manugistics, leader dans le domaine du Supply Chain Management et numéro un en Europe. Il y assure la direction générale et y exerce par ailleurs la fonction de Directeur Européen des Services et du Marketing jusqu'en 1998.De 2006 à 2010, il a également été président de MiddleNext, association de valeurs moyennes cotées.

Interview conduite dans le cadre de la Tribune Sciences Po 2013-2014, dirigée par Marie-Ange ANDRIEUX, en collaboration avec l’étudiant Alex Chunet.


© Easybourse 2014
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