Paris (awp/afp) - La Bourse de Paris a clôturé en baisse de 0,21%, entraînée par le repli des entreprises du luxe, peu rassurées par le recul des marchés boursiers chinois, alors que la deuxième puissance économique mondiale représente un marché conséquent pour le secteur.

L'indice vedette CAC 40 a cédé 15,36 points, à 7.250,13 points. Lundi, il avait terminé en retrait de 0,37%, à l'issue d'une séance à l'agenda quasi vide.

"Le secteur du luxe est quasiment le contributeur unique de la baisse du jour", dans le sillage du recul des indices boursiers en Chine, sur fond de craintes persistantes concernant l'activité économique chinoise, a souligné Xavier Girard, expert en investissements financiers de Milleis Banque.

A la cote, LVMH a cédé 1,84% à 684,50 euros, Hermès 2,01% à 1.911,80 euros, Kering 2,58% à 394,05 euros et L'Oréal 0,52% à 430,70 euros.

Malgré un début de semaine en repli, l'indice vedette réalise toutefois une progression mensuelle de 5,29%.

"Les marchés ont besoin de souffler après cette ligne droite, ce qui ne remet pas en cause la tendance haussière", a signalé Xavier Girard.

Depuis la mi-novembre, les marchés sont rassurés par la trajectoire de l'inflation américaine qui, en octobre, s'est établie à 3,2% sur un an contre 3,7% en septembre.

L'indice d'inflation préféré de la banque centrale américaine (Fed), l'indice PCE, sera publié jeudi et portera sur le mois de novembre.

Ces données seront essentielles pour conforter ou non l'idée du marché selon laquelle le cycle de hausses des taux d'intérêt de la Fed est terminé.

Vendredi, les acteurs des marchés écouteront Jerome Powell, le président de la Fed.

"On attendra des indications sur les perspectives de taux en 2024", alors que les marchés espèrent que l'institution monétaire américaine commencera à baisser ses taux directeurs dans les prochains mois, a relevé Xavier Girard.

Toute la question est de savoir "à quelle échéance et dans quelle proportion, mais on n'aura pas de réponse claire", a poursuivi l'analyste.

"La Fed ne veut pas s'engager, pour ne pas être obligée de tenir cette parole qui aurait été trop précise, et préfère ainsi avancer par petites touches, en fonction des chiffres, mois après mois", a-t-il conclu.

Alstom, des retards onéreux

La métropole européenne de Lille (Mel) a saisi le tribunal administratif pour obtenir des garanties d'Alstom, retenu en 2012 pour l'extension du métro dans la métropole, mais qui accuse un retard "prévisionnel d'au moins 10 ans", a annoncé mardi l'institution locale.

La requête en référé "mesures utiles" a été déposée lundi et vise à "demander à la société Alstom de prévoir toutes les mesures nécessaires pour prévenir toute interruption du service en 2025", a indiqué le tribunal administratif à l'AFP.

La décision du tribunal doit être rendue "sous 15 jours".

A la Bourse de Paris, Alstom a cédé 2,42% à 11,92 euros. Depuis le début de l'année, le titre du groupe a chuté de 47,77%.

Michelin économe

Le groupe français Michelin a annoncé mardi la fermeture d'une large partie de sa production de pneus en Allemagne, avec la fermeture de deux usines et la suppression de 1.500 emplois, en raison des "coûts de production croissants" dans le pays.

Le titre a avancé de 1,01% à 30,11 euros.

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