par Kate Abnett, Valerie Volcovici et David Stanway

DUBAI, 2 décembre (Reuters) -

Les pays présents à la conférence des Nations unies pour le climat (COP28), qui s'est ouverte à Dubai, ont lancé samedi plusieurs initiatives pour augmenter l'utilisation des énergies plus propres et réduire leur consommation de carburants fossiles, afin d'endiguer la hausse continue des émissions responsables du réchauffement climatique.

L'une des initiatives qui a recueilli le plus de soutien - 118 gouvernements - est la promesse de tripler la capacité mondiale pour les énergies renouvelables d'ici 2030.

Pour décarboner le secteur de l'énergie - source d'environ trois-quarts des émissions mondiales de gaz à effet de serre - des pays participants ont également prôné un recours plus grand à l'électricité nucléaire, une diminution des émissions de méthane et une chasse aux financements privés destinés à l'électricité produite à partir du charbon.

Plus de vingt pays ont ainsi signé une déclaration en faveur d'un triplement de la capacité nucléaire d'ici 2050. John Kerry, envoyé spécial des Nations unies pour le climat, a estimé que le monde ne pourrait pas ramener à zéro ses émissions nettes sans construire de nouveaux réacteurs.

La France, engagée elle-même dans une politique de relance du nucléaire, a également indiqué qu'elle ferait campagne auprès d'un groupe de pays pour demander à l'OCDE de mesurer les risques climatiques et financiers attachés aux investissement dans des nouveaux actifs charbon.

Si la Chine et l'Inde se sont dites prêtes à soutenir la déclaration sur un triplement des renouvelables, aucun des deux pays n'a toutefois soutenu samedi l'idée d'un engagement plus large, associant cette promesse sur les énergies plus propres à une autre sur une réduction du recours aux fossiles.

Pour en faire un objectif global, il faut trouver un consensus parmi les presque 200 pays présents.

(Kate Abnett, Valerie Volcovici et David Stanway, Gilles Guillaume pour la version française)