Le projet est aussi simple que radical : une marque fournit une image de produit et un budget, l’IA s’occupe du reste. Création de visuels, rédaction de textes, génération de vidéos, paramétrage des campagnes, ciblage en temps réel selon les données Facebook et Instagram… Le tout automatisé, optimisé, calibré pour la performance. Une publicité en mode pilote automatique, entièrement pilotée par les algorithmes de Menlo Park, selon le WSJ.

Mark Zuckerberg l’assume : les annonceurs veulent "des résultats mesurables à grande échelle". Et Meta entend devenir un guichet unique où toute entreprise, petite ou grande, n’a qu’à formuler ses objectifs pour que l’IA s’occupe du reste. Un rêve pour les PME, un casse-tête pour les agences classiques.

Les marchés ont immédiatement réagi. Publicis a chuté de 3,8% à Paris, plus forte baisse du CAC 40. WPP perdait 2,8% à Londres. Malgré leurs investissements dans l’IA – Firefly d’Adobe pour Publicis, plateforme WPP Open pour son rival britannique – ces géants restent tributaires de structures plus complexes, taillées pour les grands comptes. Meta, au contraire, parie sur la simplicité et l’instantanéité. 

Face à Meta et ses 3,43 milliards d’utilisateurs actifs, l’avantage paraît déséquilibré. D’autant que l’entreprise s’appuie directement sur les comportements des utilisateurs, là où les agences jonglent encore avec des données tierces.