Le géant américain des semi-conducteurs Qualcomm a annoncé lundi l’acquisition de la société britannique Alphawave pour un montant d’environ 2,4 milliards de dollars, une opération stratégique visant à renforcer ses capacités dans le domaine de l’intelligence artificielle.

L’offre en numéraire s’élève à 183 pence par action Alphawave, soit une prime de près de 96% par rapport au cours de clôture du 31 mars, date à laquelle Qualcomm avait dévoilé son intérêt. À l’ouverture des marchés londoniens, le titre Alphawave a bondi de 22%, frôlant le prix proposé.

Les entreprises américaines multiplient les acquisitions d’actifs britanniques, profitant d’un marché caractérisé par des valorisations plus faibles et une croissance plus modérée.

Alphawave conçoit des technologies de semi-conducteurs destinées aux centres de données, aux infrastructures réseau et au stockage, qu' elle vend par le biais de licence. L’entreprise suscitait depuis avril l’intérêt de Qualcomm, mais aussi d’Arm, le concepteur de puces contrôlé par SoftBank, en raison de sa technologie de "SerDes", clé pour accélérer le traitement des données sur les puces, un élément central du développement de l’IA. Cette technologie constitue également une des bases des activités sur mesure de Broadcom et Marvell, toutes deux valorisées à plusieurs milliards.

Arm s’était finalement retiré des discussions, selon des informations publiées par Reuters en avril.

En parallèle de son offre en numéraire, Qualcomm avait aussi proposé deux offres alternatives en actions à destination des actionnaires d’Alphawave, après avoir obtenu plusieurs prolongations du délai imparti par l’autorité britannique de régulation des offres publiques.

La direction d’Alphawave considère que les termes de l’offre en espèces sont "justes et raisonnables" et prévoit de la recommander à l’unanimité à ses actionnaires.

Par ailleurs, Alphawave a finalisé lundi la cession de sa participation dans WiseWave, sa coentreprise avec la société d’investissement chinoise Wise Road Capital, au profit d’actionnaires étatiques déjà en place.