Le groupe a attribué cette contre-performance au ralentissement des marchés asiatiques, notamment en Chine, ainsi qu’à un environnement mondial difficile pour la vente en gros. Ferragamo a enregistré une perte nette de 68 millions d’euros en 2024, contre un bénéfice de 26 millions d’euros un an plus tôt. Le marché n'est pas surpris par la perte, mais il la pensait plus modeste (-23,4 M€). Le résultat d'exploitation, 35 M€, est toutefois un peu meilleur que prévu (32 M€), mais matérialise des marges toujours faibles, voisines de 3,5% puisque le chiffre d'affaires est légèrement supérieur à 1 Md€. A titre de comparaison, la marge d'exploitation moyenne du secteur se situe plutôt à 15%, tandis que des entreprises comme Moncler et LVMH émargent à plus de 20%.

"Compte tenu des incertitudes concernant la demande des consommateurs de luxe, nous restons prudents quant aux perspectives à court terme", a indiqué la société, suggérant qu’aucun redressement immédiat n’était attendu.

Comme annoncé le mois dernier, Salvatore Ferragamo a confirmé que Marco Gobbetti avait quitté ses fonctions jeudi, après un peu plus de trois ans à la tête de l’entreprise. Ancien directeur général de Burberry, il n’est pas parvenu à enrayer la baisse des ventes de la marque florentine.

Le président du groupe, Leonardo Ferragamo, a toutefois exprimé son soutien au designer Maximilian Davis, nommé directeur créatif en 2022 peu après l’arrivée de Gobbetti. Il a également assuré que la famille du fondateur Salvatore Ferragamo restait engagée dans l’entreprise.

Les revenus de Ferragamo ont reculé de 4% à taux de change constants au quatrième trimestre.

Lors de la conférence de présentation, le dirigeant par intérim Ernesto Greco a souligné que d'éventuels surtaxes dounaières américaines n'auraient pas un impact énorme sur l'entreprise. Il a par ailleurs indiqué que les revenus de janvier et février ont été stables à légèrement positifs et que le consensus actuel de chiffre d'affaires 2025 (1,068 Md€ selon S&P Capital IQ, ndlr) est "raisonnable".