Sanofi et GSK ont annoncé qu’une dose unique de rappel de leur candidat-vaccin recombinant adjuvanté contre la Covid-19 a permis d’obtenir des réponses immunitaires fortes, mais aussi que les résultats de l'essai de phase 3 sont retardés. En Bourse, l’action du groupe pharmaceutique français gagne 0,74% à 86,11 euros.

" Non seulement ces résultats pourraient peut-être restaurer une certaine croyance dans la franchise (vaccins, NDLR), mais elle pourrait aussi déboucher sur une opportunité de revenus de type ‘blockbuster' ", explique Jefferies. L'analyste précise que celle-ci n'est pas intégrée dans le consensus, mais que l'engagement pris d'une rentabilité modeste pour ce vaccin limite l'impact au niveau des profits.

" Les résultats préliminaires de l'essai clinique VAT0002 qui évalue la sécurité et l'immunogénicité du vaccin en dose de rappel montrent une multiplication de l'ordre de 9 à 43 des anticorps neutralisants, quel que soit le vaccin reçu en primovaccination (AstraZeneca, Johnson & Johnson, Moderna, Pfizer/BioNTech), dans toutes les tranches d'âge étudiées ", ont souligné les deux groupes pharmaceutiques.

Au cours de son dernier examen, le comité indépendant de surveillance et de suivi des données n'a pas identifié de signaux sur son profil de sécurité et a recommandé la poursuite de l'essai jusqu'au début de 2022 afin de collecter davantage de données.

Sanofi et GSK rappellent l'exigence des autorités réglementaires, qui souhaitent que les essais démontrant l'efficacité du produit soient évalués auprès de populations " naïves " – c'est-à-dire auprès de participants n'ayant jamais été infectés par le virus de la Covid-19 (séronégatifs).

Afin de fournir les données nécessaires aux autorités réglementaires pour la demande d'approbation du vaccin en dose de rappel, l'essai va se poursuivre afin d'augmenter le nombre d'événements nécessaires à l'analyse des données. Les résultats sont attendus au premier trimestre 2022 alors qu'ils étaient attendus en fin d'année.

" Compte tenu de l'évolution rapide du paysage du Covid-19, y compris l'émergence récente d'une variante Omicron probablement plus transmissible, il est difficile d'interpréter ce retard", a commenté Jefferies.