Zurich (awp) - Après un léger recul en 2020, les investissements dans les jeunes pousses se sont envolés l'année dernière, franchissant pour la première fois la barre symbolique des 3 milliards de francs suisses, trois ans à peine après avoir franchi celle du milliard.

Le montant investi dans les start-ups helvétiques en 2021 a totalisé 3,06 milliards de francs suisses, en hausse de 44% par rapport à 2020, seul exercice des dix dernières années qui avait connu une légère flexion suite à l'éclatement de la crise de Covid-19.

Le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC), en particulier la fintech, a été le principal moteur de cette performance, avec près de 800 millions de francs suisses supplémentaires levés par rapport à 2020.

"Les secteurs des cleantech et de l'informatique de santé ont également établi des records, tant en ce qui concerne le nombre de tours de financement que les fonds investis", révèle le Swiss Venture Capital Report, publié jeudi par le portail d'information startupticker.ch et l'association d'investisseurs SECA, en collaboration avec startup.ch.

Au contraire, les sociétés biotechnologiques ont pour une fois généré moins de capitaux que l'année précédente, signalent les auteurs de l'étude.

Au total, 355 tours de financement ont été menés l'an dernier, contre 304 en 2020. Le nombre d'investissements d'amorçage en particulier a augmenté, avec une hausse de deux tiers à 131. Les tours de table ultérieurs ont représenté plus de trois quarts des volumes investis.

En comparaison géographique, Zurich et Vaud ont confirmé leur statut de poids lourds, avec des investissements de respectivement 1,3 milliard (+102,1%) et 605 millions (+47,8%). A noter que les cantons du Tessin, Lucerne et Schwytz ont également connu une évolution positive, récoltant chacun plus de 100 millions.

"L'activité croissante des fonds de capital-risque suisses explique en grande partie ces bons chiffres", expliquent les auteurs de l'étude, qui ont recensé 35 nouveaux véhicules d'investissement pendant la période sous revue. Onze jeunes pousses ont en outre fait leurs premiers pas en Bourse et 55 ont été reprises par des grands groupes.

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