Après deux séances de suite dans le rouge, Vivendi s'adjuge 1,96% à 8,72 euros. Le géant des médias et de la communication a annoncé ce mardi avoir finalisé la cession de son groupe d'édition Editis au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, une opération à laquelle Vivendi a été contraint par l'UE afin de prendre le contrôle de son rival Lagardère. Dans un communiqué, le société contrôlée par Vincent Bolloré a perçu dans l'opération 653 millions d'euros, "incluant le remboursement à Vivendi de la dette d'Editis à la réalisation de l'opération".

Ce montant représente une décote significative comparé aux 829 millions d'euros déboursés en 2019 pour acquérir Editis auprès du groupe espagnol Planeta, auxquels s'étaient ajoutés plus de 300 millions d'euros d'investissement.

Au départ, Vivendi projetait de fusionner Editis avec son grand concurrent Hachette Livre, troisième éditeur mondial, filiale du groupe Lagardère que Vivendi doit acquérir au terme d'une opération publique d'achat réussie. Mais la Commission européenne s'était opposée à ce que la maison-mère de Canal+ et de Havas détienne les deux premiers groupes d'édition français.

La cession d'Editis à International Media Invest (IMI), filiale du groupe CMI fondé par Daniel Kretinsky,  a été validée par Bruxelles, considérant que l'acquisition ne posait pas de problème de concurrence, en dépit du fait que l'homme d'affaires détienne 25% du distributeur Fnac Darty.

Vivendi espère pour sa part prendre le contrôle de Lagardère "dans les prochaines semaines". Ultime étape : finaliser la cession du magazine Gala au groupe Le Figaro "d'ici à la fin du mois de novembre".