New York (awp/afp) - Le dollar, qui dans un premier temps avait reculé à la suite de remarques du président de la banque centrale américaine, se stabilisait vendredi face à l'euro qui faiblissait.

Vers 20H00 GMT, le billet vert grappillait 0,10% face à l'euro à 1,0877 dollar pour un euro. Le dollar perdait en revanche 0,59% face à la livre à 1,2699 dollar.

La devise européenne était mal en point face au yen (-0,99%), au franc suisse (+0,78%) et à la livre britannique (-0,70%).

Les taux directeurs américains ont été "amenés profondément en territoire restrictif", et "cette politique monétaire stricte exerce une pression à la baisse sur l'activité économique et l'inflation", a indiqué vendredi Jerome Powell, président de la Fed, lors d'un discours au Spelman College d'Atlanta (Georgie).

Le responsable de la banque centrale a cependant rappelé qu'"il serait prématuré de conclure avec certitude que nous avons atteint un niveau suffisamment restrictif, ou de spéculer sur le moment où la politique (monétaire) pourrait être assouplie".

Pour Christopher Vecchio de Tastylive, "le simple fait que M. Powell ait mentionné un assouplissement futur de la politique monétaire est un changement de direction subtil".

"Dans le passé, il avait dit que la politique était restrictive mais cette fois-ci il a évoqué une politique +suffisamment restrictive+: c'est une claire indication qu'il n'y aura plus de hausse des taux", a assuré l'analyste interrogé par l'AFP.

Le marché obligataire a ainsi interprété ces propos, les rendements à dix ans glissant encore à un nouveau plus bas depuis presque trois mois à 4,22% contre 4,32% la veille.

Jeudi, l'indice de prix PCE, la jauge préférée de la Fed, a signalé que l'inflation américaine a continué à ralentir en octobre aux Etats-Unis, tombant à 3,0% sur un an.

"Les choses sont plus préoccupantes du côté de l'euro", a jugé Marc Chandler de Bannockburn Global Forex, signalant que la baisse de l'inflation en zone euro et la contraction du PIB de la France au troisième trimestre rendaient possible une baisse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) au cours du premier trimestre.

La livre

britannique profitait des déclarations d'une une membre de la banque centrale britannique (BoE), Megan Greene, qui "est restée fermement partisane d'une nouvelle hausse du taux directeur de la BoE", a souligné Derek Halpenny, analyste chez MUFG.

En conséquence, "le marché anticipe désormais une réduction de 25 points de base (du taux d'intérêt) par la BoE en août de l'année prochaine", soit plus tard que la Banque centrale européenne (BCE) et la Fed, conclut l'analyste.

De son côté, l'or a frôlé à 2.075,41 dollars son record atteint en août 2020, où il avait atteint 2.075,47 dollars.

afp/al