Le Dollar profite d'un réflexe 'risk off' face à une situation politique un peu compliquée pour certains dirigeants européens et qui apparaît inextricable en France.
Le '$-Index' grimpe encore de +0,4% vers 105,65 et retrouve ses meilleurs niveaux depuis le 2 mai dernier.
Face à toutes les incertitudes qui ont surgi dimanche dernier vers 21H10, l'Euro (-0,4% à 1,0695/1,0700) subit sa plus brutale correction hebdomadaire depuis début avril.
Les flux de liquidités se dirigent clairement vers les Etats Unis : Wall Street en revanche ne lâche rien ce vendredi et le Nasdaq (inchangé ou en hausse d'une poignée de points à 17.670) pourrait bien réaliser un 5/5 à la hausse pour un gain hebdo supérieur à 3%... tandis que le CAC40 a dévissé de -6,25% cette semaine.

Cela représente un différentiel historique de plus de 9% avec le CAC40 : un score hebdo totalement inédit au 21ème siècle.

Les T-Bonds US bénéficient également d'un phénomène de vase communicants et se détendent de -2,5Pts vers 4,216% (soit -21Pts de base en hebdo) mais cet 'effet d'aubaine' ne saurait faire oublier les craintes relatives à la trajectoire de la politique monétaire de la Fed, qui pourraient se traduire par moins de baisses de taux qu'espéré dans les mois à venir, voir 1 seule si l'on se fie aux derniers commentaires de Jerome Powell mercredi soir (FOMC).

Enfin, les dernières statistiques ont montré que l'inflation était mieux maîtrisée aux Etats-Unis, ce qui renforce le scénario d'un 'atterrissage en douceur' de l'économie américaine cet été.

Les chiffres des prix à l'importation ont reculé de 0,4% en mai par rapport au mois précédent (et sont parfaitement stables hors produits pétroliers).

Dans le même temps, les prix à l'exportation se replient de 2,1% (et -2,1% également hors denrées alimentaires), selon le Département du Travail.

Sur 12 mois, soit entre mai 2023 et mai 2024, les prix états-uniens à l'importation ont augmenté de 1,1% (+0,5% hors produits pétroliers) et les prix à l'exportation ont augmenté de 0,6% (+1,5% hors denrées alimentaires).
La confiance des consommateurs américains s'est brusquement dégradée de -5,1% pour retomber vers 65,6, selon l'estimation initiale de l'Université du Michigan : les signaux de faiblesse se multiplient mais le marché du travail semble demeurer robuste... mais des centaines de milliers de jobs à plein temps ont été perdus depuis le début de l'année.

En France, Les prix à la consommation restent stables sur un mois en mai 2024 et augmentent de 2,3 % sur un an (après 2,2% en avril 2024) selon l'Insee. Cette légère hausse de l'inflation résulte d'une nouvelle accélération sur un an des prix de l'énergie (+5,7 % après +3,8 %) liée à un effet de base sur les prix des produits pétroliers (+2,9 % après ‑0,7 %) selon l'Insee.


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