BARI, Italie (Reuters) - Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres du Groupe des Sept (G7) se réunissent vendredi pour le deuxième jour de leur sommet annuel, lors duquel la Chine devrait dominer les discussions.

Les dirigeants du G7 devraient exprimer leur inquiétude quant aux niveaux de production élevés de la Chine et quant à son soutien à la Russie.

Les Etats-Unis ont étendu mercredi les sanctions prises à l'encontre Moscou en raison de la guerre en Ukraine, notamment en visant les entreprises basées en Chine qui vendent des semi-conducteurs à Moscou.

"La Chine ne fournit pas d'armes (à la Russie), mais (elle lui fournit) la capacité de produire ces armes et les technologies permettant de le faire, ce qui revient en fait à aider la Russie", a déclaré jeudi aux journalistes le président américain Joe Biden.

Le pape François devrait par ailleurs prononcer vendredi un discours sur l'intelligence artificielle (IA) et s'entretenir avec Joe Biden, le président ukrainien Volodimir Zelensky, et le président turc Recep Tayyip Erdogan.

"Il s'agit d'un jour historique. Nous allons accueillir le Saint-Père. C'est la première fois qu'un souverain pontife (assiste) au G7. Je suis fière que cela se produise lors de la présidence de l'Italie", a dit jeudi la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni.

La question de l'immigration figurera également à l'ordre du jour.

De nombreux dirigeants quitteront l'Italie vendredi soir, dont Joe Biden, et Giorgia Meloni a indiqué qu'un accord, qui doit être approuvé en fin de journée, avait déjà été trouvé sur les conclusions du sommet.

(Reportage d'Angelo Amante et Crispian Balmer ; Rédaction de Rod Nickel)

par Angelo Amante et Crispian Balmer