La Bourse de Paris devrait ouvrir en hausse jeudi dans le sillage des marchés américains, à quelques heures de l'annonce probable par la Banque centrale européenne (BCE) de sa première baisse de taux depuis 2019.

Vers 8h15, le contrat 'future' sur l'indice CAC 40 - livraison fin juin - avance de 22,5 points à 8032,5 points, laissant entrevoir un début de séance dans le vert.

La BCE doit annoncer les décisions de son conseil des gouverneurs à 14h15 dans un communiqué qui sera suivi une demi-heure plus tard d'une conférence de presse de sa présidente Christine Lagarde.

L'institution de Francfort devrait devenir la première grande banque centrale à assouplir sa politique monétaire, avec l'objectif avoué de redynamiser l'activité économique sur le Vieux Continent.

'C'est le bon moment', juge Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.

'La reprise en zone euro, qui est amorcée depuis le premier trimestre, a absolument besoin de taux plus bas pour accélérer', souligne l'analyste.

Si une baisse de taux de 25 points de base est largement intégrée dans les cours, les investisseurs attendent surtout de savoir comment évolue la réflexion de la banque centrale, notamment face au chemin cahoteux emprunté par la désinflation.

Les investisseurs se mettront tout particulièrement à la recherche d'indices susceptibles de leur permettre d'évaluer la vitesse et l'ampleur du cycle d'assouplissement à venir.

'La BCE (...) pourrait rassurer les marchés en leur indiquant que d'autres réductions sont prévues au cours des trimestres suivants', souligne Thomas Hempell, responsable de la recherche macroéconomique et marché chez Generali AM.

Les marchés se prennent à rêver d'un contexte favorable pour les actions, qui allierait assouplissement monétaire des deux côtés de l'Atlantique, croissance mondiale modérée et poursuite du mouvement de désinflation

'Cela dit, la reprise des actions, la baisse de la volatilité et le positionnement élevé des investisseurs sur les actifs à risque reflètent un degré d'optimisme important sur les marchés, qui maintient le risque de revers temporaires à un haut niveau', tempère Thomas Hempell.

En signant un gain de presque 2% hier, le Nasdaq a réussi à inscrire un nouveau plus haut historique, toujours porté par l'engouement qui entoure l'IA et plus spécifiquement Nvidia (+5,2%).

Avec 3.012 milliards de dollars de valorisation boursière, le fabricant de processeurs a ravi hier la seconde place planétaire en matière de capitalisation à Apple (3.005 milliards) et pourrait bientôt surpasser Microsoft (3.145 milliards).

Sur le front des indicateurs, les investisseurs prendront connaissance dans la matinée des chiffres des commandes à l'industrie en Allemagne puis des ventes de détail en zone euro.

Aux Etats-Unis, les inscriptions aux allocations chômage seront surveillées de près à la veille de la publication du rapport officiel mensuel sur l'emploi.

En attendant, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans aligne une cinquième séance consécutif de repli, avec un repli de cinq points de base à 4,28% qui le ramène à des plus bas depuis le mois de mars.

Sur le marché pétrolier, le Brent de la mer du Nord met fin de son côté à une série haussière de cinq séances d'affilée dans le rouge en rebondissant de 0,4% à 78,7 dollars.

Le baril de brut léger américain (WTI) suit le mouvement en reprenant 0,5% à 74,5 dollars.

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