La bourse de Paris a quelque peu hésité en début de matinée mais les 'rachats à bon compte' semblent l'emporter alors que Wall Street ne lâche rien après 5 séances consécutives de hausse (-0,1 à -0,2% de repli pour le S&P500 et une quasi-stabilité pour le Nasdaq à 17.690 après +3% la semaine passée, c'est anecdotique).

Le CAC engrange +0,6% vers 7.550 après avoir de nouveau testé la zone support des 7.470Pts (et passé environ 1 heure en territoire négatif depuis le 1er janvier).
Rappelons que le marché parisien avait décroché de plus de 6% la semaine dernière, un recul hebdomadaire inédit depuis la fin 2022, et le différentiel avec le Nasdaq a dépassé 9%, ce qui est 'historique'.

L'Euro-Stoxx50 reprend 0,8% mais c'est encore insuffisant pour renouer avec l'ex-support des 4.900Pts.
L'euphorie du début d'année a fait place à un soudaine épisode de correction et à un brutal réveil de la volatilité, qui ont pris par surprise bon nombre d'investisseurs.

La défiance des marchés à l'égard d'une possible accession au pouvoir du RN ou du nouveau Front Populaire s'est faite très rapidement sentir sur le marché des emprunts d'Etat.

L'écart du rendement des OAT françaises à dix ans (3,15%) et du taux de référence allemand (2,39%) s'est fortement creusé au-delà des 80 points de base vendredi... avant de retomber de -7,5Pts ce lundi.
L'OAT se détend de -1,5Pt à 3,1790 mais le Bund se tend de +6Pts à 2,417%

Le fait que le bond de la volatilité ne soit pas resté contenu aux actions, comme l'illustre l'effondrement de l'euro sur la séance de vendredi, pousse certains observateurs à s'inquiéter de la correction boursière en cours.

'On peut craindre que l'écart de rendement sur les obligations françaises, la baisse des actions et potentiellement la chute de l'euro perdurent au moins jusqu'au 7 juillet', prévient Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.

'Notre scénario repose plus sur un accroissement de la volatilité, des phases de chute suivies par des rebonds plutôt qu'une chute continue', précise-t-il.

Selon l'analyste, tout va dépendre de l'évolution des sondages.

'N'oublions pas que le risque politique n'est pas uniquement français: la coalition au pouvoir en Allemagne est confrontée à d'importantes divergences sur le budget et un nouveau gouvernement doit être formé en Belgique', rappelle-t-il.

La question en suspens est de savoir combien de temps durera cette phase de correction et si elle marque le début de la fin de la hausse des marchés d'actions.

Les indicateurs économiques, notamment ceux ayant trait à l'inflation, susceptibles d'influencer la trajectoire des politiques monétaires des banques centrales devraient donc continuer d'avoir un impact important cette semaine.
En attendant, on vient de découvrir que l'activité manufacturière diminue légèrement en juin dans la région de New York, selon l'enquête 'Empire State' de la Fed locale.
Les nouvelles commandes sont restées stables, tandis que les livraisons ont légèrement augmenté. Les conditions du marché du travail sont restées faibles, l'emploi et les heures travaillées continuant de se contracter.

Le rythme des hausses des prix des intrants et de vente s'est légèrement ralenti pour un deuxième mois consécutif. Bien que l'activité actuelle reste faible, l'optimisme quant aux perspectives à six mois a atteint son plus haut niveau en plus de deux ans.
Seul motif de satisfaction : l'indice des 'conditions générales' a gagné dix points mais est resté inférieur à zéro, s'établissant à -6,0.

Le Dollar reprend sa progression avec +0,25% vers 1,0715/E, le '$ Index' reste complètement stable à 105,55.


Dans l'actualité des sociétés tricolores, Casino annonce la finalisation du regroupement des actions composant son capital, par voie d'échange de cent actions existantes contre une nouvelle, et l'effectivité de la réduction de son capital, par voie de diminution de la valeur nominale des actions.

Thales annonce que le SIMu (Service Interarmées des Munitions) français a signé une commande portant sur plusieurs dizaines de milliers de munitions de 120mm complétant la commande de 15.000 munitions signée en 2023.

Thales a aussi fait part d'un contrat avec le DECEA des Forces Aériennes Brésiliennes, pour l'acquisition de radars multimissions 'tout-en-un' Ground Master (GM 200 MM/A) destinés à renforcer les capacités de surveillance aérienne du Brésil.

Enfin, Airbus fait part d'une commande de la part de la Belgique pour 15 hélicoptères H145M multirôles destinés à l'armée et pour deux appareils du même type, assortis de trois options, pour la police fédérale.


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