La bourse de Paris achève la séance sur un gain de 1,03% à 7706 points, bien aidée par BNP Paribas (+3,2%), Sanofi (+3,1%) ou encore Edenred (+2,5%) et malgré le décrochage d'Eurofins Scientific qui lâche 16%, pénalisé par des rumeurs de vente à découvert qui circulent sur Internet après un rapport au vitriol du Fonds Muddy Water sur les comptes de l'entreprise.

Le marché parisien sera mis à l'épreuve cette semaine par une série de rendez-vous importants, non seulement sur le plan économique mais aussi au niveau politique.

Les investisseurs pourraient en effet se montrer peu enclins à la prise de risques avant la tenue, dimanche, du premier tour des élections législatives, dont l'issue s'avérera déterminante pour l'avenir du pays.

'Pour l'instant, les investisseurs étrangers sont attentistes mais ils commencent à envisager deux scénarios catastrophe : une grande coalition au sein de laquelle LFI aurait un pouvoir de nuisance économique important ou l'absence de majorité absolue pour le RN qui pourrait déboucher sur une démission du président de la République', souligne Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.

'Tout cela est évidemment très hypothétique', tempère toutefois l'analyste de marchés.

'N'oublions pas que la France a prévu d'emprunter massivement sur les marchés en juillet. Il va falloir rapidement rassurer', prévient-il.

Un sondage Ipsos donne actuellement le Rassemblement National et ses alliés autour de 35,5% des intentions de vote, suivis du Nouveau Front Populaire en deuxième position avec 29,5% des voix.

'Nous pensons que les cours des action européennes intègrent une prime de risque appropriée en attendant les résultats des élections françaises', jugent les stratèges d'UBS.

Très suivi depuis deux semaines, l'écart de rendement ('spread') entre l'obligation française à 10 ans et le Bund allemand de même échéance continuera d'être surveillé de près jusqu'à dimanche.

Les investisseurs pourraient également se montrer prudents à quelques jours du premier débat entre Joe Biden et Donald Trump, programmé jeudi, en vue de l'élection présidentielle du mois de novembre aux Etats-Unis.

Les marchés devraient par ailleurs rester en proie aux incertitudes concernant le rythme de l'inflation Outre-Atlantique.

Dans ce contexte, les intervenants suivront avec attention la publication vendredi de l'indice d'inflation 'PCE', particulièrement surveillé par la Fed.

En attendant, les investisseurs ont pris connaissance ce matin d'une détérioration plus nette que prévue de la confiance des entreprises allemandes en juin, montrant que la première économie d'Europe n'est pas encore sortie de l'ornière.

Ainsi, l'indice Ifo du climat des affaires, calculé à partir d'un échantillon de quelque 9.000 entreprises, a reculé à 88,6 contre 89,3 en mai.
Il s'agit d'un plus bas de trois mois.
Le calme règne sur l'obligataire avec +2Pts sur le Bund à 2,4275% et le 'spread' avec l'OAT (-1,5Pt à 3,149%) se contracte de -3,5Pts à moins de 72Pts de base.

Les T-Bonds US restent figés à 4,265% (+1Pt symbolique), les 'Gilts' britanniques se dégradent en solo de +3,3Pts vers 4,114%.

L'Euro se renforce de +0,35% face au Dollar, vers 1,07304$, tandis que le Brent gagne près de 1% à Londres, vers 85,8$ le baril.

Dans l'actualité des sociétés tricolores, Safran annonce être entré en discussions exclusives en vue d'acquérir 100% du capital de Preligens, un leader de l'intelligence artificielle (IA) dédiée aux industries de l'aérospatial et de la défense, pour une valeur d'entreprise estimée à 220 millions d'euros.

Colas, l'activité d'infrastructures de transport du groupe Bouygues, a annoncé lundi avoir remporté sept contrats d'entretien routier en Finlande pour un montant total de 78,5 millions d'euros.

Thales annonce avoir obtenu le premier rapport de vérification de conception DVR (Design Verification Report) attribué en Europe par l'AESA (agence européenne de la sécurité aérienne) pour les opérations de drone léger en conditions SAIL III (risques modérés).

Enfin, Alstom fait part de l'inauguration des prolongements de la ligne 14 au nord et au sud de Paris, qui permettra à un million de voyageurs d'aller de Saint-Denis Pleyel à l'Aéroport d'Orly en 40 minutes à bord du MP14, le métro pneu nouvelle génération du groupe.

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