La bourse de Paris achève cette dernière séance du mois de novembre sur une hausse de 0,59%, à 7310 points, s'arrogeant ainsi 7% sur le mois écoulé et 12,8% depuis le début de l'année.

L'indice parisien a été porté aujourd'hui par Worldline et URW (+2%) devant Crédit Agricole (+1,9%).

Ce matin, les investisseurs ont pris connaissance des chiffres préliminaires des prix à la consommation en zone euro pour le mois de novembre : celle-ci est estimée à 2,4%, marquant donc un net ralentissement après 2,9% en octobre, selon l'estimation rapide publiée par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne.

S'agissant des principales composantes, l'alimentation, alcool et tabac devrait connaître le taux annuel le plus élevé en novembre (6,9%), suivi des services (4,0%), des biens industriels hors énergie (2,9%) et de l'énergie (-11,5%).

Mais attention, le PIB français ressort négatif de -0,1% au 3ème trimestre et la consommation a chuté de -0,9% au mois d'octobre, ce qui amène à relativiser l'aspect positif des -0,5% de l'inflation : c'est le portait d'une économie en décroissance et les entreprises ne disposent plus du 'pricing power' dont elles ont largement profité en 2022.

Le reflux des pressions inflationnistes en Europe comme aux Etats-Unis a largement contribué à l'embellie constatée sur les marchés d'actions cet automne, en apaisant les craintes liées à l'évolution des taux d'intérêt.

Outre-Atlantique, le Département américain du Commerce a annoncé ce matin que le 'PCE', très surveillé par la Réserve fédérale, avait décéléré de -0,2% à 3,5% en octobre sur un an, après une augmentation de 3,7% en septembre... mais l'indice 'core PCE' ressort en hausse de +0,2%.

Par ailleurs, les revenus et dépenses de ménages américains progressaient conjointement de +0,2% en octobre, un mois marqué par un ralentissement de la consommation sur la 2ème quinzaine.
De leur côté, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ressortent en hausse de +7.000, pour atteindre 218.000.

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans se dégrade un peu avec une hausse de +5Pt vers 4,32% après avoir testé à 4,247% un nouveau plus bas depuis le mois de septembre. En Europe, les OAT se retendent de 4Pts à 3,035% et les Bunds de +3,5Pts à 2,460%.

Du côté des changes, le dollar repart résolument de l'avant (+0,6% face à l'Euro qui recule vers 1,0910$/euro), alors que certains traders tablent désormais sur première baisse de taux de la part de la BCE, avant la Fed.

Alors que les membres de l'Opep sont réunis pour discuter d'un éventuel accord de production visant à soutenir les prix, le Brent recule de 0,2%, à 82,7$.
Notons que l'or est proche de son plus haut, autour des 2038$ l'once.

Dans l'actualité des sociétés françaises, Airbus annonce qu'à la suite de la récente approbation parlementaire par la commission budgétaire allemande, il équipera 15 Eurofighter allemands pour le combat électronique, donnant officiellement naissance à l'Eurofighter EK (Electronic Combat).

Technip Energies et John Cockerill, un leader dans les électrolyseurs alcalins pressurisés, annoncent la création effective de Rely, pour 'répondre à l'urgence du passage à l'échelle des solutions' jouant un rôle clé pour réduire les émissions de CO2 des industries.

Alstom annonce l'ouverture de nouvelles installations de pointe à Västerås, en Suède, soit un centre d'essai et de technologie qui aura pour vocation de 'façonner l'avenir des solutions de mobilité durable'.

Enfin, Orpea (-91,9%) annonce les résultats de son augmentation de capital d'apurement d'un montant brut de 3,88 milliards d'euros, par émission de 64.629.157.149 actions nouvelles au prix unitaire de 0,0601 euro, garantie par ses créanciers non sécurisés.


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