La bourse de Paris (-0,25%) pourrait marquer le pas malgré plusieurs tentatives de revenir à l'équilibre.

Les principaux indices new-yorkais évoluent en ordre dispersé avec le Dow Jones à -0,45%, le S&Pà -0,9% et le Nasdaq à -1,2%: ces 2 indices enregistreraient -si la séance s'achevait dans les mêmes eaux, leur plus forte correction depuis le 26 octobre dernier.

Les investisseurs pourraient être tentés de prendre leurs bénéfices à la suite d'une séquence de hausse qui a permis aux indices d'enchaîner cinq semaines consécutives de progression : après avoir repris plus de 12% depuis son creux du 27 octobre, l'indice S&P 500 ne se situe désormais qu'à 5% de son plus haut historique atteint début 2022.
Le Dow Jones est revenu à 1% de ses plus hauts de début 2020 ou février 2022.
Si décembre est traditionnellement un bon mois pour les marchés d'actions, il débute dans une certaine nervosité à l'approche des chiffres des créations d'emplois aux Etats-Unis pour le mois de novembre, attendus vendredi.

Après les indicateurs d'inflation meilleurs qu'attendus publiés ces dernières semaines, cette statistique s'annonce déterminante pour l'évolution de la politique monétaire de la Réserve fédérale.

Comme lors des mois précédents, les investisseurs espèrent un chiffre mi-figue mi-raisin qui donnerait à la Fed des arguments supplémentaires pour réduire ses taux.

Jerome Powell, le patron de la Fed, a déclaré vendredi qu'il était prématuré d'évoquer une baisse de taux et assuré qu'une hausse restait sur la table, mais les marchés semblent avoir décodé un autre message qui disait 'nous baisserons les taux plus tôt que prévu'.

La statistique de vendredi sera précédée mardi par l'ISM des services puis mercredi par l'enquête ADP sur les créations d'emploi dans le secteur privé en attendant l'indice de confiance des consommateurs du Michigan vendredi.

Parmi les autres indicateurs au menu de la semaine figurent les PMI des services en Europe, les ventes au détail et le PIB de 3ème trimestre de la zone euro et les chiffres définitifs de l'inflation en Allemagne.

La détente des 5 dernières semaines s'interrompt sur le compartiment obligataire US : le 'dix ans' reprend +2Pts à 4,242% mais évolue toujours à des plus bas depuis la fin du mois d'août.

Les taux poursuivent en revanche leur détente en Europe où le Bund allemand efface encore -2Pts à 2,3430%, entérinant la perspective d'une récession au second semestre 2023.
L'OAT 2033 lui emboite le pas avec -2Pts à 2,908%, le '10 ans' italiens se stabilisé à 4,100%.

Compte tenu de la trajectoire inverse des rendements ce lundi, l'Euro continue de faiblir (-0,4%) à 1,0840 contre le billet vert, tandis que le marché pétrolier confirme son accès de faiblesse, la baisse de la production annoncée jeudi par l'Opep+ ne compensant par les signes annonciateurs d'un ralentissement de la demande.

Le Brent perd 1,5% à 78,5 dollars tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) lâche 1,3% à 73,5 dollars.

A noter la flambée de l'Or vers 2.150$ (record absolu) dans la nuit de dimanche à lundi, puis sa rechute de -100$ vers 2050$, suite à un incident en Mer Rouge avec un navire israélien pris pour cible par les rebelles Houtis.

Dans l'actualité des sociétés françaises, TotalEnergies (-1,9%) annonce avoir signé l'accord d'investissement pour Mirny, un projet de 1,4 Md$ qui prévoit la construction d'un parc éolien terrestre de 1 GW et 160 éoliennes.

Société Générale a annoncé lundi avoir lancé sa première obligation verte numérique, nouvelle illustration des services développés par la banque française dans le segment des titres digitaux.

A l'occasion de la COP 28 à Dubaï, Veolia réaffirme son engagement à investir 1,6 milliard d'euros d'ici 2030 pour sortir du charbon en Europe. A fin 2023, il aura déjà réalisé 500 millions d'euros d'investissement à ce titre.


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