En dépit de la succession de records outre-Atlantique, avec la perspective grandissante d'une première baisse de 25 points de base des taux d'intérêt en septembre, l'Europe fait de preuve de fébrilité. La hausse des rendements obligataires et les incertitudes politiques liées aux résultats des élections législatives en France pèse lourdement sur la tendance, incitant les opérateurs à réduire leur exposition en Europe. 
Le CAC40 revient d'ores et déjà à proximité de ses récents points bas, post élections européennes, dans un contexte d'aversion au risque, en attendant notamment le coup d'envoi de la saison des résultats pour le second trimestre. 
Si les analystes ont légèrement revu à la baisse leurs prévisions de bénéfices, le S&P500 devrait afficher une croissance moyenne de 8.8% des bénéfices nets par action au T2 (9.1% initialement). 

Concernant les valeurs de la cote parisienne, sur un mois le bilan apparaît nettement négatif. Eurofins perd 12.7%, Airbus 11.8%, L'Oréal 11.6%, ArcelorMittal 11%, Stellantis 10.8%. Téléperformance récupère néanmoins 3%, Sanofi 2% et Vivendi 1.7%. 

En données journalières, la configuration du CAC40 reste dégradée. La zone des 7465 points devra impérativement contenir les velléités baissières sous peine de dégagements plus marqués en direction des 7320/7250 points.