Wall Street termine sans direction -même si le Dow Jones grappille +0,04%- : le suspense aura duré jusqu'à la dernière minute pour le S&P500 qui restait en course pour inscrire une 18ème séance de hausse sur une série de 22, et qui 'lâche un peu' dans les dernières secondes pour finir sur un repli de -0,09%.

La frustration ne sera pas atténuée par le fait que quelques minutes après la clôture, les 'futures' effaçaient le repli affiché au coup de cloche final, le Nasdaq-100 se redressant au-dessus des 16.000.

Mais 17 séances positives sur 22, cela reste un ratio supérieur à 75% et le mois de novembre a toutes les chances de s'achever au zénith, les indices restant tirés par les semi-conducteurs qui ont servi de locomotives tout au long du mois.

Cette séance de mercredi n'a pas fait exception avec AMD +1,5%, Intel +1,6%, NXP +2,2%, Autodesk +3,1%, On Semiconductors +3,7%, Illumina +5,2%, Netapp +14,5%. Le Nasdaq Composite termine néanmoins en repli de -0,16%, plombé par le repli des géants Meta -2%, Alphabet -1,6%, Tesla -1,1% et Microsoft -1%.

L'un des temps forts de cette séance, ce fut la publication de la deuxième estimation du PIB des Etats-Unis au titre du troisième trimestre, avec une croissance revue à +5,2% (contre +4,9% initialement), la croissance la plus spectaculaire depuis le dernier trimestre 2020.

Côté 'Treasuries', les rendements continuent de se détendre : les T-Bonds effacent -8 points de base pour s'établir à 4,253%, au plus bas depuis le 14 septembre, et le rendement du '2 ans' chute de plus de -10 points de base à 4,635%.

Le président de la Fed de Richmond, Fred Barkin, estime qu'il est prématuré de parler de baisses de taux en 2024, ajoutant que ses propres anticipations sont assez éloignées de celles du marché, alors que son collègue Raphaël Bostik, beaucoup plus 'colombe', pense que l'inflation va bien finir par converger vers 2%.

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