Zurich (awp) - La Bourse suisse continuait mercredi sur la voie empruntée lors des deux séances précédentes, celle de la prudence. Toujours hésitants, les investisseurs attendent plus que jamais la publication de l'inflation américaine ainsi que les décisions et appréciations de la banque centrale américaine, la Réserve fédérale (Fed), à l'issue de sa réunion de deux jours.

"Peu importe la crise politique européenne, pourvu qu'on ait l'ivresse américaine: tel pourrait être le résumé de la séance d'hier soir avec un nouveau record pour le S&P 500 et le Nasdaq", observe dans son commentaire John Plassard, de Mirabaud Banque. Et cela malgré la fébrilité théorique des investisseurs avant la publication des chiffres de l'inflation et la réunion de la Fed.

Les marchés américains n'ont guère été marqués par le "choc Ciotti" en France, le président du parti conservateur Les Républicains, Éric Ciotti, ayant déclaré que son parti devrait s'opposer à Emmanuel Macron en concluant une alliance avec le Rassemblement national d'extrême droite et "tous ceux qui s'identifient aux idées de la droite". Ceci n'avait jamais été envisagé auparavant.

Parmi les premières informations macroéconomiques, les prix à la consommation en Chine ont connu en mai leur quatrième mois consécutif de hausse. La poussée du renchérissement vient confirmer la sortie du pays asiatique d'une période de déflation. Mais beaucoup reste à faire pour relancer durablement la deuxième économie mondiale. Car depuis la fin de la stricte politique sanitaire anti-Covid fin 2022, le gouvernement multiplie les politiques pour inciter les consommateurs à dépenser, avec des résultats pour l'heure mitigés.

L'inflation en Allemagne est bien repartie à la hausse en mai, pour la première fois depuis six mois. Le renchérissement a été tiré par les prix dans les services qui ont augmenté plus vite que la moyenne. La hausse des prix à la consommation a atteint 2,4% sur un an dans la première économie européenne, soit 0,2 point de plus qu'en avril.

Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni, qui avait rebondi au premier trimestre après une récession fin 2023, a stagné au mois d'avril, ajoutant aux affres du parti conservateur au pouvoir, largement distancé dans les sondages avant les élections législatives du 4 juillet.

Après avoir ouvert tout juste au-dessus de l'équilibre (+0,01%), le SMI a joué les montagnes russes, pour finalement passer dans le rouge à l'issue des tous premiers échanges. Peu après 09h25, l'indice phare notait à 12'062,24 points, soit un imperceptible repli de 0,09%. Le Swiss Leader Index (SLI) en faisait de même cédant 0,10% à 1959,48 points, alors que l'indicateur élargi SPI se repliait de 0,04% à 16'025,72 points.

Sur les trente valeurs constitutives du SLI, neuf perdaient du terrain et dix-neuf en gagnaient, alors que Givaudan et Partners Group faisaient du surplace. Les trois poids lourds de la cote, affichaient des évolutions divergentes, le bon Roche progressant de 0,1%), alors que les nominatives Nestlé et Novartis lâchaient toutes deux moins de 0,1%.

Lonza (-2,6%) héritait de la lanterne rouge, derrière Geberit (-1,2%), Sonova (-0,7%) et Straumann (-0,5%). Morgan Stanley a réduit l'objectif de cours du titre Geberit de 440 à 427 francs suisses.

A l'autre extrémité du tableau, Swiss Re (+0,%) se hissait sur la plus haute marche du podium provisoire, alors que Morgan Stanley a relevé l'objectif de cours de l'action du réassureur zurichois de 109 à 113 francs suisses. Sandoz (+0,8%) talonnait ce dernier, ABB (+0,7%) se classant en 3e position.

Sur le marché élargi, Ypsomed progressait de 0,4%. Le producteur bernois de dispositifs d'injection se félicite mercredi d'avoir placé son nouvel auto-injecteur auprès de Medac. L'Ypsomate 1.0 doit graduellement remplacer un instrument du concurrent new-jersiais Beckton Dickinson dans la composition du stylo d'auto administration de méthotrexate du groupe pharmaceutique allemand.

Siegfried bondissait de 1,2%. Le sous-traitant pharmaceutique argovien a paraphé avec son homologue new-yorkais Curia Global un contrat de rachat d'un site de développement précoce dans le Wisconsin. Le groupe zofingien a tu les détails financiers de la transaction, tout en assurant disposer des moyens de financement nécessaires.

Le fournisseur de l'industrie aéronautique Montana Aerospace (-0,5%) a cédé son secteur spécialisé dans la mobilité électrique, Alu Menziken, à Mengtai Germany, filiale du groupe Inner Mongolia Mengtai. Les détails financiers de l'accord n'ont pas été divulgués.

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