Londres (awp/afp) - Les prix du pétrole montaient encore mercredi, poussés par les rumeurs de discorde au sein de l'alliance Opep+ à propos des quotas de production comme d'une éventuelle coupe, pendant que le marché table sur une fin du cyle de hausse des taux aux Etats-Unis.

Vers 11H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, prenait 1,16% à 82,63 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, gagnait 1,30% à 77,40 dollars.

Les cours poursuivaient leur hausse "en raison d'une combinaison de signes indiquant que la Fed (réserve fédérale américaine ndlr) a fini de relever les taux d'intérêt et que l'Arabie Saoudite continue de faire pression pour des réductions plus importantes lors de la réunion de l'Opep+" (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés) jeudi, expliquent les analystes de DNB.

Christopher Waller, un gouverneur de la Fed, a déclaré mardi être de plus en plus convaincu que la politique monétaire menée par l'institution était bien orientée pour ramener l'inflation américaine autour de l'objectif de 2%.

Mais l'attention des marchés pétroliers se porte surtout sur la réunion de l'Opep+ reportée à jeudi.

"Nous pensons que l'agitation et le report de la réunion sont des indications potentielles de la volonté du groupe de procéder à des réductions plus importantes", poursuivent les analystes de DNB.

Les discussions s'annoncent cependant difficiles.

Deux sources avaient indiqué à l'AFP que le report était lié à des divergences au sein du cartel, notamment des "désaccords entre (l'Arabie saoudite) et des pays africains au niveau des quotas" de production.

En effet, "l'Angola et le Nigeria contestent les révisions à la baisse de leurs objectifs de production pour 2024" provisoirement convenus lors de la précédente réunion ministérielle de juin, indique DNB.

Les investisseurs attendent également la publication de l'état des stocks hebdomadaires commerciaux américains par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) pour la semaine achevée le 24 novembre.

La fédération des professionnels du secteur, l'American Petroleum Institute (API), a estimé mardi que les stocks de brut avaient chuté d'environ 800.000 barils la semaine dernière, et ceux d'essence de près de 900.000 barils. Les données de l'API sont réputées toutefois moins fiables que celles de l'EIA.

Les analystes tablent pour leur part sur une petite baisse de 50.000 barils des réserves commerciales de brut, et sur une baisse d'environ 700.000 barils d'essence, selon la médiane d'un consensus compilé par Bloomberg.

La veille, les cours avaient aussi profité de perturbation de l'approvisionnement, "alors qu'une tempête en mer Noire a entraîné la fermeture de terminaux pétroliers" privant le marché "d'environ 2 millions de barils par jour", note John Evans, analyste chez PVM Energy.

"Le Kazakhstan a réduit sa production de plus de 50% depuis lundi", précise-t-il.

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