Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales évoluent dans de faibles amplitudes mardi, l'agenda étant peu fourni en données macroéconomiques et dominé par les publications de résultats d'entreprises.

Après un week-end de trois jours, Wall Street a ouvert en retrait. Vers 14H50 GMT, le Nasdaq chutait de 1,12%, affecté par le repli de plus de 4% du géant Nvidia à la veille de la présentation de ses résultats. Le S&P 500 reculait de 0,58% et le Dow Jones était stable (-0,01%).

En Europe, Paris montait de 0,18%, Milan de 0,08%, tandis que Londres cédait 0,11% et Francfort 0,30%. A Zurich, le SMI gagnait 0,37%.

Pour Pierre Veyret, analyste d'ActivTrades, les Bourses européennes résistent grâce à des "évolutions positives en Asie".

"La Chine a donné un nouvel élan à l'appétit pour le risque" après la décision de la Banque centrale chinoise d'abaisser un taux de référence sur les prêts hypothécaires pour soutenir le marché immobilier, poursuit l'analyste.

Peu d'indicateurs macroéconomiques sont attendus mardi et les investisseurs continuent donc de regarder les résultats d'entreprises dont ils espèrent encore de bonnes surprises.

La principale publication de la semaine est celle mercredi du géant américain des puces Nvidia, qui est monté jusqu'à être, vendredi à la clôture, la quatrième entreprise la mieux valorisée au monde.

"Cette publication de Nvidia sera cruciale", écrivent les analystes de Deutsche Bank, car les "7 Magnifiques", les mastodontes technologiques américains, "ont continué à pousser les gains en actions cette année".

Walmart fait ses emplettes ___

Le géant de la grande distribution américaine Walmart a annoncé mardi sa volonté de racheter le fabricant de téléviseurs Vizio pour 2,3 milliards de dollars, en marge de ses résultats annuels. L'action grimpait de 5,49% à New York.

Coup de massue pour Home Depot ___

La chaîne américaine de bricolage Home Depot (-1,31%) a publié des résultats en recul pour 2023, dans un contexte d'inflation et de repli du secteur immobilier, et table sur des revenus à l'équilibre pour 2024.

Fresenius bien analysé ___

Le spécialiste des dialyses Fresenius Medical Care reculait de 5,37% après avoir rapporté un bénéfice net en baisse de 26% en 2023, à près de 500 millions d'euros. Pour 2024, le groupe prévoit que son chiffre d'affaires augmente d'un taux de pourcentage "à un chiffre" et a reconfirmé ses objectifs de marge.

Temenos ne convainc pas ___

L'éditeur de logiciels bancaires Temenos, secoué par les récentes accusations d'irrégularités comptables portées par le fonds américain Hindenburg Research, a publié un bénéfice net en hausse et va augmenter son dividende.

L'action chutait de 6,09% à Zurich. Après les accusations faites par Hindenburg Research, elle avait chuté de plus de 30% en deux séances, avant de rebondir de 8% lundi.

Du côté du pétrole et des devises ___

Les cours du pétrole évoluaient dans des directions opposées vers 14H45 GMT, hésitant entre les préoccupations quant à la demande en raison de craintes de récession, et les ruptures potentielles d'approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient.

Le baril de Brent pour livraison en avril reculait de 0,41% à 83,24 dollars et celui de WTI pour livraison en mars gagnait 0,63% à 79,69 dollars.

Sur le marché des changes, la livre se repliait dans la foulée de commentaires du gouverneur de la Banque d'Angleterre laissant entendre que de prochaines baisses de taux pourraient intervenir même si l'inflation n'était pas encore revenue à sa cible de 2% au Royaume-Uni. Vers 14H45 GMT, la devise britannique reculait de 0,46% face au billet vert, à 1,2652 dollar pour une livre.

Face au dollar, l'euro prenait 0,45% à 1,0828 euro pour un dollar.

Le bitcoin était stable à 51.924 dollars.

Sur le marché obligataire, les taux d'intérêt des Etats en Europe et aux Etats-Unis reculaient légèrement.

afp/rp