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ZB Campus

COMPRENDRE LES PRODUITS/SOUS-JACENTS
4.1 - Les options
Les options sont des contrats conférant, moyennant le paiement d’une prime, le droit d’acheter ou de vendre une quantité déterminée d’un sous-jacent, à un prix convenu d’avance (prix d’exercice, ou strike), et ce, au cours d’une période (option américaine) ou à une date déterminée (option européenne).
 
En garantissant à l’investisseur le prix d’achat ou de vente du sous-jacent, les options lui permettent de parier sur une hausse ou au contraire une baisse du sous-jacent.
 
Les options peuvent être négociées sur les marchés organisés. L’investisseur a alors accès à des engagements standardisés en termes de montant, de variation des prix et d’échéances.
Mais elles peuvent également être négociées sur les marchés de gré à gré.
En tout état de cause, la chambre de compensation se substitue à tous les intervenants, comme garante du bon fonctionnement des opérations, afin notamment que le vendeur d’option puisse faire face à son obligation.
 
Vous trouverez sur cette fiche les éléments suivants afin de vous aider à tout savoir des options :
SOMMAIRE
1- Terminologie
Le CALL est une option qui confère à son acheteur le droit d’ACHETER le sous-jacent au prix d’exercice. A l’inverse, le vendeur du Call a l’obligation de vendre le sous-jacent en cas d’exercice. Le Call prend de la valeur lorsque le marché du sous-jacent monte, d’où l’idée d’anticipation haussière (Bullish).
Le PUT est une option qui confère à son acheteur le droit de VENDRE le sous-jacent au prix d’exercice. A l’inverse, le vendeur du Put a l’obligation d’acheter le sous-jacent en cas d’exercice. Le Put prend de la valeur lorsque le marché du sous-jacent baisse, d’où l’idée d’anticipation baissière (Bearish).
 

  Anticipation haussière Anticipation baissière
Avec un CALL Achat d’un CALL Vente d’un CALL
Avec un PUT Vente d’un PUT Achat d’un PUT
 

L’exercice de l’option est le fait pour l’investisseur s’exercer le droit qu’il détient, en achetant (dans le cadre d’un Call) ou en vendant (dans le cadre d’un Put) le produit sous-jacent. A noter que, du point de vue du vendeur de l’option, l’exercice est appelé assignation. Cet achat ou vente du sous-jacent se réalise au prix d’exercice, aussi appelé strike, qui est fixé dès l’origine et non modifiable.
Ce prix d’exercice ne doit pas être confondu avec la prime, qui est le prix de l’option sur le marché, dépendant en conséquence de l’offre et de la demande. 
Cette prime constitue pour le vendeur d’option la contrepartie de son obligation de vendre le sous-jacent (dans le cadre d’un Call) ou de l’acheter (dans le cadre d’un Put). Elle lui est définitivement acquise même si l’option n’est pas exercée.
La prime s’applique par titre sous-jacent. Elle doit donc être multipliée par la taille du contrat (quotité ou multiplicateur).
 
L’option est toujours assortie d’une date d’échéance, qui est sa date limite de validité : à l’échéance, le droit de l’acheteur s’éteint et l’obligation du vendeur devient caduque. Lorsqu’elle peut être exercée à tout moment jusqu’à son échéance, l’option est dite américaine. A l’inverse, elle est dite européenne lorsqu’elle ne peut être exercée qu’à la date d’échéance. 
 
Qu’elle soit américaine ou européenne, l’option reste librement négociable avant l’échéance, ce qui signifie que les investisseurs peuvent la vendre ou l’acheter à tout moment sur le marché.
 
La quotité représente la quantité de titres sur laquelle porte l’option. 
La quotité est standardisée pour les options sur actions : 
- 100 titres pour une option américaine 
- 10 titres pour une option européenne
 
Pour Alstom ci-dessus, il faudrait débourser la somme de 4.22 x 100 = 422 euros pour acheter un call 70 échéance juillet 2008 portant sur un sous-jacent de 100 titres.
 
La quotité permet par ailleurs de calculer le montant nominal sur lequel porte l’option : 
Nombre d’options x Prix d’exercice x Quotité = Montant nominal
 
 
Lorsque le sous-jacent de l’option est un indice, on parle de multiplicateur au lieu de quotité. Le produit du multiplicateur avec l’indice sous-jacent permet de connaître le montant nominal sur lequel porte l’option :
Nombre d’options x Indice x Multiplicateur = Montant nominal

2- Options In The Money / At The Money / Out of The Money

Le vocabulaire de base :
  • Deep In The Money (DITM) ou « très dans la monnaie » 
  • In The Money (ITM) ou « dans la monnaie » 
  • At The Money (ATM) ou « à la monnaie » 
  • Out of The Money (OTM) ou « en dehors de la monnaie »
  • Deep Out of The Money (DOTM) ou « très en dehors de la monnaie »
 
On dit d’un CALL (option d’achat) qu’il est :
  • DITM lorsque son prix d’exercice est très inférieur au cours du sous-jacent ;
  • ITM lorsque son prix d’exercice est inférieur au cours du sous-jacent ;
  • ATM lorsque le prix d’exercice est très proche du cours du sous-jacent ;
  • OTM lorsque le prix d’exercice est supérieur au cours du sous-jacent ;
  • DOTM lorsque le prix d’exercice est très supérieur au cours du sous-jacent. 
 
On dit d’un PUT (option de vente) qu’il est :
  • DITM lorsque son prix d’exercice est très supérieur au cours du sous-jacent ;
  • ITM lorsque son prix d’exercice est supérieur au cours du sous-jacent ;
  • ATM lorsque le prix d’exercice est très proche du cours du sous-jacent ;
  • OTM lorsque le prix d’exercice est inférieur au cours du sous-jacent ;
  • DOTM lorsque le prix d’exercice est très inférieur au cours du sous-jacent.
 
  Prix de l’option Gain si exercice immédiat CALL PUT
DITM : Deep In The Money Très cher Profit+ Prix d’exercice < prix sous-jacent Prix d’exercice > prix sous-jacent
ITM : In The Money Cher Profit Prix d’exercice < prix sous-jacent Prix d’exercice > prix sous-jacent
ATM : At The Money Moyennement cher Neutre Prix d’exercice = prix sous-jacent Prix d’exercice = prix sous-jacent
OTM : Out of The Money Peu cher Perte Prix d’exercice > prix sous-jacent Prix d’exercice < prix sous-jacent
DOTM : Deep Out of The Money Très peu cher Perte+ Prix d’exercice > prix sous-jacent Prix d’exercice < prix sous-jacent
 


3- Le profil risque
Achat d’options : 
L’achat d’une option implique un moindre risque que la vente d’une option. En effet, si le prix de l’actif sous-jacent évolue en la défaveur de l’acheteur de l’option, il lui suffit de laisser l’option expirer. 
La perte maximale est limitée à la prime, plus commission ou autres frais d’opération. 
A noter que lorsque le sous-jacent est un contrat à terme, l’exercice de l’option revient à l’acquisition de ce contrat à terme. L’investisseur est alors exposé aux risques relatifs aux contrats à terme et opérations assorties d’un engagement conditionnel. 
 
Vente d’options : 
La vente d’une option implique un risque considérablement supérieur à l’achat d’une option. 
Le vendeur d’option peut être tenu d’effectuer un dépôt de garantie pour maintenir sa position. Par ailleurs, il peut subir une perte nettement supérieure à la prime reçue. Le vendeur d’option accepte en effet l’obligation légale d’acheter ou de vendre l’actif sous-jacent si l’option est exercée et ce, quelle que soit la différence entre le prix du marché et le prix d’exercice. 
Si le vendeur d’un call possède déjà l’actif sous-jacent (situation nommée « option d’achat couverte » ou « covered call »), son risque est limité. Dans le cas contraire (situation nommée « option d’achat non couverte »), le risque peut être illimité. 
Seules les personnes expérimentées doivent envisager de souscrire des options non couvertes, et uniquement après avoir vérifié tous les renseignements relatifs aux conditions applicables et à l’exposition potentielle au risque. 
 

 
 A titre de comparaison, le risque d’une option d’achat est maîtrisé par rapport à celui d’un Future :

4- L'effet de levier
Comme la plupart des produits dérivés, les options offrent un effet de levier intrinsèque. 
 
L’effet de levier est le rapport entre les actifs sous contrôle et la somme investie : si je contrôle 4 000 € de sous-jacent (montant nominal sur lequel porte l’option) avec une option dont la prime est de 1 000 €, mon levier est de 4.
 
En achetant des options, l’effet de levier est plus intéressant qu’en achetant des actions car il est moins coûteux et moins risqué : 
 
L’effet de levier des actions :
- Est consenti par le courtier par un prêt court terme avec intérêts (SRD) 
- Est un multiplicateur des gains … comme des pertes ! 
 
L’effet de levier des options :
- Est lié à la nature même du titre : l’option est conçue pour prendre le contrôle du sous-jacent avec une faible somme d’argent 
- N’est pas un multiplicateur des gains ni des pertes. 

5- La valeur de l'option : la prime
La prime est la contrepartie financière de l’engagement du vendeur vis-à-vis de l’acheteur. L’acheteur la verse donc au vendeur, à qui elle est définitivement acquise, que l’option soit ou non exercée.
 
La prime de l’option a une double composante : une valeur intrinsèque, dépendant de l’offre et de la demande, et une valeur temps, fonction des anticipations du prix du sous-jacent à l’échéance.
 
La valeur intrinsèque :
La valeur intrinsèque d’une option est représentative du profit réalisable en cas d’exercice immédiat.
En conséquence, plus l’option est In The Money, plus la prime est élevée : si l’option était immédiatement exercée, le profit serait en effet maximisé.
 
La valeur temps :
La valeur d’une option est indissociable de son échéance. En effet, plus l’échéance est lointaine, plus il y a de probabilité pour que l’anticipation de l’acheteur de l’option se réalise. En conséquence, la valeur d’une option décroît à mesure que son échéance approche.
A l’échéance, la valeur temps est nulle et la prime se résume à la seule valeur intrinsèque de l’option.
 
Prix du sous jacent : 100

6- Les déterminants de la valeur de l'option
Alors que le prix de la plupart des produits financiers est déterminé seulement par la confrontation de l’offre et la demande, la valeur d’une option dépend de nombreux éléments :
 
Le prix du sous-jacent 
Il agit directement sur la valeur intrinsèque :
Si le prix du sous-jacent augmente, le call prend de la valeur ; le put en perd.
Si le prix du sous-jacent baisse, la valeur du call baissera également ; celle du put augmentera.
 
L’échéance
Plus elle est éloignée, plus la prime est élevée en raison des probabilités élevées de réalisation des anticipations des acheteurs. 
 
Le prix d’exercice, élément crucial 
Une option d’achat dont le prix d’exercice est élevé (OTM) est moins chère que celle avec un prix d’exerce faible (ITM).
A l’inverse, une option de vente dont le prix d’exercice est élevé (ITM) est plus chère que celle avec un prix d’exercice faible (OTM). 
 
Volatilité du sous-jacent 
La volatilité historique est constatée à partir du comportement historique du sous-jacent.
La volatilité implicite reflète quant à elle les anticipations des marchés sur l’amplitude des variations du cours du sous-jacent établie à partir du prix des options. 
Plus la volatilité implicite est importante, plus grande est la probabilité que le prix du sous-jacent évolue conformément à l’anticipation. Par conséquent, plus la volatilité est importante et plus l’option est chère. 

Taux d’intérêt
Acheter une option permet de jouer avec le temps. Acheter un call revient à acheter un titre et à le payer plus tard. En conséquence, plus le taux d’intérêt est élevé et plus le call sera cher. 
 
Dividendes
Même si aucun dividende n’est alloué au porteur d’une option, le dividende lié au sous-jacent (dans le cas où celui-ci est une action) va influencer la valeur de celle-ci : en cas de versement de dividendes, le cours de l’action va baisser, entraînant avec lui celui du call, tandis que la valeur du put augmentera.

7- Moment le plus opportun pour exercer
Le moment le plus opportun pour exercer une option est lorsqu’elle est In The Money, c’est-à-dire :
- CALL : lorsque le prix d’exercice est inférieur au cours du sous-jacent
- PUT : lorsque le prix d’exercice est supérieur au cours du sous-jacent 
 
Il est à noter qu’il est souvent plus intéressant pour l’acheteur de revendre son option plutôt que de l’exercer.  

8- Seuil de rentabilité
Prenons l’exemple de l’achat d’un call 100 pour le paiement d’une prime de 20 €, soit 100+20=120
Lorsque le prix du sous-jacent dépassera les 120 €, l’acheteur verra son gain croître. Dans le cas contraire, si le point mort n’est pas franchi, l’acheteur d’option n’aura aucun intérêt à exercer son option et sa perte ne sera limitée qu’à sa prime (20 €).
 





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