La présentation du dernier iPhone n’avait, dans un premier temps, pas mis l’eau à la bouche aux investisseurs. Pour autant, le début de sa commercialisation semble tourner à plein régime. La marque à la pomme a connu de fortes précommandes et a, par la suite, demandé à des fournisseurs d’augmenter la production. Dans plusieurs pays, des files d’attente se sont formées devant les boutiques et des délais pour les modèles ont été constatés dans de grandes villes.
Par conséquent, plusieurs brokers affichent un certain optimisme quant aux ventes d’iPhone. Wedbush Securities souligne notamment que, sur un parc mondial de 1,5 milliard d'iPhone, quelque 315 millions d'unités n’ont pas été remplacées depuis quatre ans. Ce vivier pourrait soutenir la croissance : si le dernier modèle confirmait son succès commercial, de nombreux utilisateurs pourraient être tentés de moderniser leur appareil plus vite que prévu. Wedbush a relevé ses prévisions pour l’an prochain de 10 à 20 millions d’unités et vise désormais entre 240 et 250 millions d'iPhone vendus en 2026.
Parallèlement, les marchés actions n’en finissent plus de monter. Les investisseurs ne veulent pas manquer le train en marche. Ce phénomène est résumé par l’acronyme FOMO, la peur de manquer l’immanquable (Fear Of Missing Out en anglais). Dans cette optique, même si Apple n’est pas à la pointe en matière d’IA et d’innovation, une (petite) bonne nouvelle peut déclencher une vague d’achats. C’est dans ce contexte que le titre se retrouve aujourd’hui au plus près de ses sommets de l’hiver dernier.
Apple accuse toujours un certain retard dans l’IA et ne suscite plus l’émerveillement comme autrefois, lorsqu’il imposait des innovations de rupture. Désormais, la plupart de ses lancements se limitent à des évolutions incrémentales : meilleur appareil photo, plus de capacité de stockage, nouvelles fonctions pour plus de rapidité, bouton latéral, design encore affiné, etc. Les investisseurs avaient, ces derniers trimestres, perdu en visibilité sur les perspectives de la marque. Nous évoquions il y a un mois les possibilités dont dispose Apple pour relancer sa croissance.
Ce lancement réussi est une bonne nouvelle. Mais elle ne change rien aux difficultés structurelles. Les problèmes restent les mêmes.






















