Commençons toutefois par un petit retour en arrière. Le 15 juillet dernier, je vous partageais une réflexion sur les similitudes entre Trump 1.0 et Trump 2.0 du point de vue de l’évolution du dollar américain. Si vous ne l’avez pas encore lu ou souhaitez simplement vous rafraîchir la mémoire, cliquez ici. Pour ne citer qu’un passage, « S’il est trop tôt pour crier victoire et annoncer la fin de la séquence baissière, plusieurs éléments techniques retiennent notre attention : le dollar index (DXY) est à la croisée entre le canal ascendant en cours depuis 2009, support à 96.20 et son canal de consolidation en place depuis les sommets de 2022. »
Que s’est-il passé depuis ?
Cet été, le dollar a continué de glisser et a sagement attendu la décision de la Réserve fédérale américaine. Avec une baisse de 25 points de base et trois autres à suivre dont deux d’ici la fin de l’année, la logique veut que le spread entre le 10 ans américain et le 10 ans allemand continue de se resserrer faisant baisser le dollar par extension. Or, le dollar a rebondi après avoir touché avec une précision chirurgicale les 96.218 (en juillet j’avais arrondi à 96.20), soit une fois l’amplitude la baisse enregistrée en 2022 reportée sur les sommets de 2025.

Source : Bloomberg
Le message envoyé aux cambistes est clair : « je ne veux plus baisser » dit le dollar (enfin, c’est mon interprétation) que la présence d’un marteau en données hebdomadaires semble toutefois confirmer. Il ne reste « plus » qu’à déborder les sommets de la semaine passée à 97.70 pour ouvrir les 99.50.


























