L’une des conséquences classiques d’une baisse de taux est censé être une baisse de la devise concernée. Bon, vous me direz tout cela est bien théorique car il suffit de regarder le parcours boursier de l’euro depuis le début de l’année pour comprendre que la relation est loin d’être linéaire. Comme toujours, il y a la règle et les exceptions. Dans le cas de la réaction du dollar à l’issue de l’intervention de Jerome Powell à Jackson Hole, la règle l’a emporté.

Et maintenant ?

Techniquement, l’EURUSD reste toujours bien orienté au-dessus de son support clé à 1.1440/1390 même s’il ne parvient pas à dépasser sa ligne de tendance baissière de court terme qui relie les points hauts de juillet, résistance à 1.1730. En parallèle, on pourra surveiller la livre sterling avec une résistance à dépasser à 1.36 qui correspond également à la ligne de cou d’une figure de retournement en forme de tête-épaules dont le potentiel, si elle est validée, ressort à 1.4050.

L’USDJPY reste sous pression sous les 148.65/149.00 avec un premier support à casser autour des 146.00 pour ouvrir une nouvelle séquence baissière, idéalement en direction des 141.90. Même son de cloche sur l’USDCHF dont la tendance reste baissière tant que les 0.8180 sont butoirs.

Du côté des devises liées aux commodités, l’USDCAD a échoué sur sa cible à 1.3915. Le price action sur cette résistance est négatif et marque à priori la fin de la reprise initiée depuis juin. Dit autrement, les vendeurs à découvert peuvent tenter l’aventure sous 1.3930 pour viser les 1.3535. Sur l’aussie et le kiwi, les configurations graphiques sont moins convaincantes. On surveillera un premier support à 0.6360/50 sur le premier et à 0.5800/5780 sur le second pour mettre un terme à la consolidation actuelle. Les premières résistances à dépasser se situent respectivement à 0.6570 et 0.5955.