La semaine dernière aura offert une nouvelle démonstration de la hiérarchie actuelle des marchés : la géopolitique agite les séances, mais les bénéfices et l'IA dictent encore la tendance. Les places européennes ont traversé plusieurs secousses, d'abord portées par les espoirs de paix au Moyen-Orient et la détente du pétrole, puis rattrapées par les nouvelles frappes américaines, l'absence de validation iranienne du protocole d'accord et les tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz. Mais l'essentiel s'est joué ailleurs. Wall Street a continué d'avancer seule, alignant une sixième semaine de hausse consécutive et de nouveaux records. Depuis les points bas de fin mars, le S&P 500 progresse de plus de 17% et le Nasdaq de plus de 28%. Le marché reste remarquablement mono-thématique : l'IA attire les flux, soutient les mégacapitalisations et creuse de nouveau l'écart avec l'Europe. Surtout, la saison des résultats américaine est exceptionnelle : plus de 80% des entreprises du