La séance d'hier s’est achevée sur un léger repli pour le CAC 40, en baisse de 0,28 % à 8.650,56 points, après ses records de la semaine dernière. À Londres, le FTSE 100 a perdu 0,56 %, pénalisé par les minières, tandis que le DAX a cédé 0,15 % et l’Euro Stoxx 50 a grappillé 0,18 %. La détente des rendements – l’OAT 10 ans est revenu à 3,94 %, le Bund à 3,13 % – a accompagné le reflux du Brent vers 88,3 dollars et du WTI autour de 82,5 dollars.

Wall Street a en revanche poursuivi sa marche en avant : le S&P 500 a inscrit un nouveau record à 7.798,99 points (+0,65 %), le Nasdaq a gagné 0,81 % et le Dow Jones 0,13 %. La tech a mené la danse, portée par Sandisk et les valeurs liées à l’IA, tandis que Cisco a corrigé après des résultats pourtant solides.

Côté macroéconomie, la journée a été dominée par un nouveau signal de modération de l’inflation américaine : les prix à la production (PPI) de juillet sont restés stables sur un mois, contre +0,2 % attendu, après -0,1 % en juin. Sur un an, le PPI ralentit à 4,7 % (5,5 % en juin). Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont remontées à 209.000, confirmant un marché du travail qui se normalise. Les marchés intègrent désormais à environ 65 % un statu quo de la Fed en septembre.

Aujourd’hui, la séance sera rythmée en Europe par l’inflation de juillet en France et les estimations flash de PIB et d’emploi du deuxième trimestre pour la zone euro. Aux États‑Unis, les ventes au détail de juillet et l’indice de confiance de l’Université du Michigan donneront le ton pour la suite de l’été boursier.

Sur le plan technique, le franchissement à la baisse des 8 700 points ainsi que des moyennes mobiles à 20 et 50 heures traduit une phase de consolidation. À très court terme, nous conservons une position neutre dans la zone des 8 650 à 8 700 points.