La séance européenne de mardi s’est refermée sur un repli généralisé, sur fond de nervosité autour du dossier iranien. Le CAC 40 a cédé 1,14% tandis que le DAX a reculé de 0,60% et le FTSE 100 de 1,05%. Les valeurs défensives n’ont pas suffi à compenser la pression sur les cycliques, alors que le Brent est repassé brièvement au‑dessus de 100 dollars (98,3 actuellement).

À Wall Street, le ton s’est également détérioré : le Dow Jones et le Nasdaq Composite ont reculé de 0,59% et le S&P 500 de 0,63%. Les valeurs de la défense (RTX, Northrop Grumman, GE Aerospace) ont été sanctionnées malgré des commandes en hausse, tandis qu’UnitedHealth a bondi de 7% après un relèvement de ses prévisions. 

Côté macro, les ventes au détail américaines de mars ont surpris à la hausse (+1,7% m/m, contre +1,4% attendu), largement portées par un bond de 15,5% des recettes des stations‑service. Les promesses de ventes de logements ont progressé de 1,5% (consensus +0,5%). Sur le front monétaire, l’audition de Kevin Warsh au Sénat a confirmé un ton légèrement plus « faucon », même s’il a réaffirmé l’indépendance de la Fed.

Aujourd’hui, les investisseurs scruteront surtout l’inflation britannique de mars (CPI attendu à 3,3% après 3,0%) et l’indice de confiance des consommateurs de la zone euro (flash d’avril à 14h).

Les futures européens indiquent une ouverture prudente, alors que le cessez‑le‑feu « indéfini » annoncé par Donald Trump avec l’Iran laisse les marchés partagés entre soulagement et scepticisme.