25 mars -

Ce qui importe aujourd'hui sur les marchés américains et mondiaux

Par Mike Dolan, éditorialiste senior, Finance et Marchés

Quelques lueurs d'espoir sont apparues sur les marchés de l'énergie mercredi : les cours du pétrole ont reflué et les actions ont profité d'un répit après que l'Iran a indiqué à l'ONU qu'il autoriserait le passage de certains navires de pays non belligérants par le détroit d'Ormuz.

Pendant ce temps, Washington a continué de mettre en avant les chances de négociation, des rapports faisant état d'un plan en 15 points prévoyant un cessez-le-feu d'un mois. L'Iran continue toutefois de nier toute discussion en cours, tandis que les missiles continuent de sillonner la région.

Je reviendrai sur ces points et bien d'autres ci-dessous.

Mais d'abord, découvrez ma dernière chronique sur la manière dont l'effritement de la confiance des États du Golfe envers la protection militaire américaine pourrait se répercuter sur le système des pétrodollars.

Et ne manquez pas l'épisode du jour du podcast Morning Bid, où j'analyse les derniers mouvements du brut et ce que les récentes enquêtes de conjoncture nous révèlent sur la capacité de l'économie réelle à absorber le choc énergétique.

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QUINZE POINTS DE RÉFLEXION

Face à la confusion des titres de presse sur le conflit iranien, les traders semblent privilégier l'optimisme. Le baril de Brent a reflué jusqu'à 98 dollars mercredi, tandis que le brut léger américain oscillait autour de 88 dollars.

Les actions asiatiques ont clôturé en nette hausse, le KOSPI sud-coréen progressant d'environ 1,5 % et le Nikkei japonais de près de 3 %. Les indices européens gagnaient plus de 1 % à l'ouverture, tandis que les contrats à terme américains étaient orientés à la hausse avant la cloche.

Autre signe de l'amélioration du sentiment, l'or - qui s'est comporté davantage comme un actif risqué ces derniers temps - progressait de près de 2 % mercredi matin, profitant de l'affaiblissement du dollar et de l'apaisement des craintes liées à la hausse des taux d'intérêt.

Néanmoins, il est clair que la guerre a porté un coup sévère à la confiance économique. Mardi, la première vague d'enquêtes auprès des directeurs d'achat pour le mois de mars a montré une stagnation de la croissance du secteur privé en zone euro et une exacerbation des craintes inflationnistes aux États-Unis.

Globalement, l'incertitude reste de mise car on ignore avec qui le président Trump négocie exactement et si un rétablissement rapide de l'approvisionnement énergétique peut réellement être garanti. Un porte-parole des forces armées iraniennes a d'ailleurs accusé les États-Unis de "négocier avec eux-mêmes".

Par ailleurs, les tensions sur le crédit privé persistent : Ares a rejoint Apollo et d'autres gestionnaires d'actifs en suspendant à son tour les rachats, suite à une vague de retraits d'investisseurs souhaitant sortir de certains fonds.

Au rayon technologique, le fabricant de puces sud-coréen SK Hynix prévoirait une introduction en bourse aux États-Unis au second semestre 2026, tandis que SpaceX, la société d'Elon Musk, pourrait déposer son dossier d'IPO dès cette semaine ou la semaine prochaine, selon The Information.

Le graphique du jour

Selon un sondage Reuters/Ipsos, seuls 29 % des Américains approuvent la gestion économique du président Trump, soit le niveau le plus bas de ses deux mandats, et un score inférieur à n'importe quel taux d'approbation économique de son prédécesseur démocrate, Joe Biden.

Événements à suivre aujourd'hui

* Prix des importations américaines en février (16h30 EDT), balance courante du T4 (16h30 EDT)

* Adjudications de bons du Trésor américain à 5 et 7 ans

* Intervention de Stephen Miran (Fed)

* Intervention de Christine Lagarde, présidente de la BCE

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Les opinions exprimées sont celles de l'auteur. Elles ne reflètent pas les vues de Reuters News qui, en vertu des Trust Principles, s'engage à l'intégrité, l'indépendance et l'impartialité.