Le statu quo de la BNS sur ses taux n’a guère surpris les marchés. Depuis mars 2024, la banque centrale avait amorcé une série de baisses de taux, ramenant le taux directeur à 0% en juin.
Si la question d’un retour aux taux négatifs était sur la table à l’époque, une légère remontée de l’inflation ces derniers mois permet à la BNS de temporiser. L’objectif de la BNS est une inflation comprise entre 0 et 2%.

Inflation en rythme annuel. Source : Swiss Federal Statistical Office, Trading economics
Le président de la BNS, Martin Schlegel, a lui écarté toute hypothèse d’un retour aux taux négatifs, une politique menée entre décembre 2014 et septembre 2022, qui avait suscité de vives critiques de la part des épargnants et des caisses de pension.
Toutefois, la banque centrale a précisé qu’elle continuerait à surveiller l’évolution économique et qu’elle n’hésiterait pas à ajuster sa politique monétaire si la stabilité des prix venait à être menacée.
La guerre commerciale en toile de fond
Contrairement aux autres grandes banques centrales qui se réunissent huit fois par an, la BNS ne tient que 4 réunions par an.
C’était donc le premier meeting depuis l’imposition des droits de douane par Donald Trump. Or, la Suisse est particulièrement pénalisée, avec des exportations vers les Etats-Unis désormais taxées à 39%.
Des tarifs prohibitifs pour une économie tournée vers l’export ; les Etats-Unis étant un marché clé pour la Confédération helvétique.
Cette situation risque donc de pénaliser la croissance, et pourrait in fine conduire la BNS à un retour aux taux négatifs.
D’où les efforts du gouvernement suisse pour conclure un deal. En début de semaine, le Financial Times rapportait que la Suisse serait prête à acheter plus d’armes américaines, et à investir davantage aux Etats-Unis, afin de parvenir à un accord avec Washington.
























